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Un climat digne de l’Arizona... à Montréal!

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En plus des températures chaudes qui se sont finalement installées sur le Québec, plusieurs régions enregistrent une période de sécheresse inhabituelle pour le mois de mai, augmentant considérablement le risque d’incendies de forêt.   

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«C’est assez rare qu’on a une période aussi longue sans précipitations», lance le météorologue Alexandre Parent d’Environnement Canada.       

Pour la région de Montréal, il n’est tombé que 25 mm de pluie au cours du mois de mai -jusqu’à présent- alors que la normale de situe autour de 80 mm, explique le météorologue à TVANouvelles.ca  

Ainsi, s’il ne pleut pas trop au cours des 9 prochains jours, mai 2020 pourrait s’inscrire au tableau des records comme le mois de plus sec des 20 dernières années dans la métropole.       

«La semaine prochaine on attend des averses et des orages donc ce n’est pas encore sûr», précise M. Parent.       

En pluie d’avoir peu de précipitations, l’humidité relative est inhabituellement basse et tourne autour de 15 à 30%.       

«On est plutôt comme dans un climat des régions désertiques comme l’Arizona. On n’a aucun humidex malgré les températures chaudes», donne-t-il en exemple.       

L’humidité relative à Montréal tourne habituellement autour de 40% 50% et même 70% à certaines périodes.       

Il faut remonter à 2016 pour retrouver un mois de mai aussi sec alors qu’Environnement Canada avait enregistré 34 mm de pluie.        

Sec partout au Québec   

Pour l’ensemble du Québec, les précipitations sont de 50% à 80% sous les normales.       

«La seule région qui n’est pas touchée est la Côte-Nord qui est plus près des normales de précipitations», note le spécialiste.       

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) a d’ailleurs émis son avis d’interdiction de faire des feux à ciel ouvert dans plus de 17 régions, celles où le couvert de neige a disparu.       

Le danger d’incendie de forêt est qualifié d’«extrême» par la Société de protection des forêts contre le feu.      

«Depuis le début du printemps, un nombre d’incendies beaucoup plus élevé qu’à l’habitude a été enregistré, et ce, malgré l’interdiction de faire des feux à ciel ouvert qui prévaut sur une bonne partie du territoire québécois. Depuis samedi, 64 incendies ont été enregistrés. Les conditions météorologiques actuelles entraînent un danger d’incendie atteignant le niveau «extrême» sur une majorité du territoire québécois», a fait savoir l’organisation par communiqué.       

Les jours à venir risquent d’être propices à l’éclosion de nouveaux feux. En plus des températures élevées attendues au cours de la fin de semaine l’absence de précipitations et un taux d’humidité très bas vont favoriser les feux.       

Herbes sèches et feuilles mortes sont particulièrement inflammables et servent d’allumage aux feux.        

«Il ne suffit que de quelques heures d’ensoleillement et d’un peu de vent pour assécher les broussailles et faire augmenter le danger d’incendie, même dans les endroits où la neige vient tout juste de disparaître», précise la SOPFEU.       

Depuis le début de la saison de protection, 236 incendies ont été allumés affectant 254,1 hectares (ha) de forêt, dont 100 % sont imputables à l’activité humaine. En moyenne, la SOPFEU enregistre à cette période de l’année, 134 incendies pour 1751,8 ha de forêt touchée.