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Une année crève-cœur pour les amateurs de concerts

Les Backstreet Boys repoussent leur tournée

Backstreet Boys
Mathieu Belanger/JOURNAL DE QUEB

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Dire que 2020 s’annonçait si excitante. C’était de nouveau l’abondance sur le marché des grandes tournées internationales après une année 2019 au ralenti. Deux mois après le début de la crise du coronavirus, presque tout a été effacé.

Les Backstreet Boys sont les plus récents à abdiquer face à la COVID-19. La tournée mondiale DNA, qui allait faire salle comble à Québec et Montréal, a été repoussée en 2021.

L’hécatombe appréhendée au mois de mars s’est concrétisée. Le Festival d’été, Osheaga et tous les autres événements ont été annulés. 

Au Centre Bell, il ne reste qu’une poignée de concerts à l’horaire en 2020, dont ceux de Harry Styles et des Killers. À Québec, au Centre Vidéotron, seulement deux. Megadeth avec Lamb of God ainsi que Lara Fabian.

Ne retenez pas votre souffle. C’est une question de jours ou de semaines avant que ces événements ne subissent le même sort que les autres.

2021 ?

Je sais bien qu’il y a pires problèmes actuellement. Des gens meurent, des entreprises ferment. Il reste que voir disparaître un à un les concerts qu’on attendait avec impatience, ça crève le cœur d’un amateur de musique.

Comme tous ceux qui ont pris la même décision avant eux et qui avaient inscrit le Québec à leur itinéraire, les Backstreet Boys misent sur une reprise des grands rassemblements en 2021 qui apparaît, pour l’instant du moins, plus qu’hypothétique.

Sans un vaccin qui n’est pas attendu avant au moins douze mois, je vois mal comment on pourra retourner assister à un concert durant les premiers mois de 2021.

Pas pour rien que certains artistes, je pense aux Black Keys et à Journey notamment, ont carrément choisi d’annuler leurs tournées plutôt que de vivre cette incertitude.

L’ennui de Dave

Plus le temps passe, plus l’ennui s’installe pour les amateurs de musique.

Dave Grohl a su mieux que quiconque, en s’assurant de bien remettre les choses en perspectives, trouvé les mots dans un article paru la semaine dernière dans The Atlantic.

« Je sais que ceux d’entre nous qui n’avons pas à travailler dans les hôpitaux ou livrer des colis, sommes les chanceux, mais quand même, j’ai faim le plus vite possible d’une bonne vieille portion de rock and roll live qui écorche les oreilles et nous met en sueur. »

L’âme des Foo Fighters conclut sur une note positive. On se reverra bientôt dans un show, dit-il. Je le crois aussi.

Mais quand ?