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Moins d’enfants que l’an dernier dans les camps de jour

La Ville de Québec recherche toutefois 700 moniteurs supplémentaires cette année, en raison de la COVID-19

Groupe de jeunes au camp de jour Le Campuces, lors d’une activité de lecture à l’extérieur, à Saint-Sauveur, le vendredi 10 août 2018.
Photo d'archives MARIO BEAUREGARD Groupe de jeunes au camp de jour Le Campuces, lors d’une activité de lecture à l’extérieur, à Saint-Sauveur, le vendredi 10 août 2018.

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Cet été, les camps de jour de la Ville de Québec accueilleront beaucoup moins d’enfants. À cause de la COVID-19, la Municipalité aura pourtant besoin de plus de moniteurs et de plus d’argent pour les mettre en place.

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C’est en substance ce que le maire Régis Labeaume a fait savoir vendredi après-midi lors d’un point de presse virtuel.

Ces camps, fort populaires auprès des familles, auront lieu du 29 juin au 14 août. La Ville pense pouvoir accueillir 10 000 jeunes au lieu de 17 000, l’an dernier.

Aussi, l’administration municipale aura besoin de 2200 moniteurs au lieu des 1500 habituels.

Régis Labeaume a lancé un appel pressant aux jeunes pour qu’ils viennent travailler comme moniteurs, cet été.
Photo Stevens LeBlanc
Régis Labeaume a lancé un appel pressant aux jeunes pour qu’ils viennent travailler comme moniteurs, cet été.

« Nous accueillerons le plus d’enfants possible. Le tout dépend du nombre de moniteurs qu’on peut embaucher. Les dernières semaines ont été pénibles pour les parents. On est quasiment dans un service essentiel. Les parents ont besoin de répit et les enfants ont besoin de prendre l’air », a soutenu le maire de Québec. 

Appel aux jeunes 

Selon lui, « ce sera tout un défi de trouver des locaux supplémentaires et, plus particulièrement, des ressources humaines suffisantes pour animer nos enfants, mais on va y arriver ». 

M. Labeaume a d’ailleurs lancé un appel pressant aux adolescents en estimant que ce serait malgré tout plus intéressant pour eux de vivre une expérience professionnelle comme moniteur plutôt que de toucher les aides gouvernementales d’urgence.

Le maire rapporte que les 1500 moniteurs de l’an dernier vont rempiler en 2020. Il dit se concentrer désormais à dénicher les 700 autres animateurs dont il a besoin.

Le taux horaire (bonifié de 1 $) sera de 14,50 $ pour 45 heures par semaine, soit près de 650 $ par semaine. D’autres incitatifs financiers seront également au menu.  

Coûts supplémentaires  

La municipalité calcule que les camps de jour vont lui coûter 15 millions $, soit 6 millions $ de plus qu’il y a un an.

Le maire Labeaume espère recevoir une aide gouvernementale pour compenser ces dépenses additionnelles, mais il n’en fait pas une condition sine qua non pour la tenue de l’activité.

Sans surprise, des mesures sanitaires strictes seront mises en place. La distanciation physique continuera d’être appliquée et les parents ne pourront pas entrer sur les sites du camp de jour.  

Les différentes mesures annoncées en novembre 2019 concernant les camps de jour seront bel et bien en vigueur. Les parents pourront ainsi inscrire leurs enfants à la semaine au lieu d’être obligés de réserver pour les sept semaines intégrales du programme.   

Camps de jour (programme Vacances-Été) 2020 de la Ville de Québec  

  • Du 29 juin au 14 août 
  • 10 000 jeunes au lieu de 17 000 habituellement 
  • Besoin de 2200 moniteurs au lieu de 1500. 
  • Budget de 15 millions $ au lieu de 9 millions $