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Mise à l'eau: l’heure de se mouiller?

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Une cagnotte d’environ un demi-million de dollars habituellement destinée à l’économie québécoise sèche actuellement dans les entrepôts, déplore l’industrie nautique, bien que consciente des précautions à prendre quant au déconfinement progressif.

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Il n’y a pas que les campeurs qui attendent le feu vert de Québec, tandis que ralentit la propagation de la COVID-19 dans la province.. Les plaisanciers ont hâte de mettre leur bateau à l’eau et, surtout, de voir les marinas rouvrir leurs installations. Près de 20 000 personnes au Québec attendent de pouvoir étrenner leurs embarcations à l’occasion de la belle saison.  

«Le monde de la plaisance, au Québec, ce sont 420 millions $ dépensés par année par l’entremise du nautisme. C’est un secteur très important au niveau de l’économie. Ça rapporte également 125 millions $ en taxes. Donc, ce secteur a du poids. Il faut agir, c’est le temps», a expliqué Sylvain Deschênes, directeur général de l’Alliance de l’industrie nautique du Québec, samedi en entrevue sur les ondes de LCN.  

«Il y a 215 marinas au Québec. En ce moment, 90 à 95% sont fermées. Quelques dizaines de milliers de bateaux sont pris dans des centres d’entreposage, inaccessibles. En ouvrant les marinas et les ports de plaisance, il faut ouvrir les entrepôts, donner l’accès au monde pour faire l’entretien de leur bateau. On parle de deux à quatre semaines avant d’entamer le processus de mise à l’eau. On a soumis, depuis plus de deux semaines déjà, une séquence de réouverture de l’industrie au gouvernement et ça les aide à voir l’importance de la situation pour planifier le calendrier.»  

Incluant l’industrie nautique, quatre associations touristiques sectorielles ont décidé de s’unir pour réclamer du gouvernement de François Legault ledit calendrier de réouverture de leurs activités.    

Camping Québec, la Fédération des pourvoiries du Québec, Aventure Écotourisme Québec et l’Alliance de l’industrie nautique du Québec veulent de la «prévisibilité» pour leurs entreprises et la clientèle.    

«C’est triste, il y a une énergie quand la marina est pleine. C’est la plaisance, les vacances; c’est synonyme de plein air, de liberté, s’émeut Sylvain Deschênes. On s’attend à avoir des nouvelles sous peu, très vite. On a fait des sorties avec nos collègues du camping, des pourvoiries et de l’aventure afin d’avoir d’une date, une échéance pour rouvrir les différents secteurs qui restent en plein air et profiter de nos grands espaces.»  

La vice-première ministre Geneviève Guilbault a ressenti le besoin, vendredi, de rassurer les milliers de campeurs du Québec impatients de renouer avec leur activité estivale favorite, mais aussi les autres types de plaisanciers.     

«On est très conscients de l'impatience par rapport au camping et à l'industrie du tourisme en général», a d’emblée reconnu Geneviève Guilbault. «Ça s’en vient», a-t-elle promis. 

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