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Pas le temps d’être nombriliste

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Aujourd’hui, on peut enfin se voir, reprendre contact avec nos amis et nos proches. 

Mais de grâce, ce n’est pas le temps de tout foutre en l’air et de jouer les trompe-la-mort.  

Nous avons trop investi collectivement, trop fait de sacrifices pour risquer de l’échapper en un claquement de doigts. 

Relâchement 

Déjà, depuis quelques semaines, le relâchement est facilement observable. En se promenant dans nos quartiers, les regroupements sont évidents, la distanciation est souvent approximative et l’on constate que bien des gens ont le 2 mètres assez lousse merci. 

Aux abords des pistes cyclables et des parcs, on a l’impression que soudainement, la quantité de familles de 8-10 personnes s’est accrue de manière exponentielle. 

Ainsi, on comprend les autorités de vouloir ouvrir les vannes, sachant fort bien que le taux de délinquance augmente à un rythme effarant. 

Mais il est impératif d’être prudent et de respecter les consignes. D’éviter à tout prix les «tant qu’à faire».  

«Tant qu’à faire, rendu à 10 personnes, on peut bien être 15», «tant qu’à faire, il commence à faire froid, on va tous aller à l’intérieur»... 

Patience 

Je comprends et je partage les supplications du Dr Arruda. 

Ce n’est pas le temps de juste penser à son nombril, à son petit bonheur. D’ordinaire, je n’ai pas envie de m’immiscer dans la vie privée des gens. 

Mais dans ce cas-ci, ce que vous faites chez vous peut avoir un impact immense sur ce que je ne peux pas faire chez moi. 

Si les imprudents déconnent massivement, on va tous en payer le prix. Moi aussi j’ai hâte de voir plein de gens, de faire du camping, d’aller au restaurant, de voir des spectacles. 

Et je n’ai pas envie que la témérité des uns retarde le déconfinement complet des autres. 

Soyons patients, soyons prudents.