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Super profs de la pandémie: des cours de mathématiques comme si de rien n’était

Des élèves de la Gaspésie poursuivent leur cheminement grâce à son initiative

Des cours de math comme si de rien n'était
Photo courtoisie Josée Martin pilote son cours de mathématiques sans problème de chez elle en raison des outils technologiques qu’elle avait déployés dans sa classe, avant même le début de la pandémie.

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L’éclatement de la pandémie de coronavirus n’a pas changé grand-chose pour 25 élèves de secondaire 5 de la Gaspésie qui, grâce à l’initiative personnelle de leur prof de mathématiques, ont pu poursuivre leur cheminement dans cette matière, presque comme si de rien n’était.  

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Depuis le mois de janvier, avant même que le mot «coronavirus» soit sur toutes les lèvres, les adolescents avaient abandonné le papier au profit de moyens plus modernes. Dans le cadre du projet pilote de «classe inversée» de leur enseignante Josée Martin, tous sont équipés d’un ordinateur-tablette avec stylet.   

L’idée de base était d’inverser la théorie et la pratique. Au lieu d’apprendre les notions à l’école et de réaliser les exercices à la maison, les élèves visionnent dans leur temps libre des capsules vidéo de leur professeure résumant toute la théorie en une quinzaine de minutes. Ainsi, en classe, toute l’attention pouvait être mise sur la pratique et les problèmes à résoudre. Terminés, les cours magistraux et les devoirs.   

À distance  

Quand la COVID-19 a commencé à se répandre au Québec, et que l’école Antoine-Bernard de Carleton-sur-Mer a été contrainte de fermer à la mi-mars, les élèves n’ont donc eu aucun mal à continuer depuis la maison leurs apprentissages en mathématiques. Leur prof n’était qu’à un coup de fil numérique, en cas de besoin.   

À distance, l’enseignante de 49 ans pouvait continuer à répondre aux questions des étudiants grâce à un logiciel de vidéo-conférence et d’un bloc-notes interactif.    

«Ça m’a permis de continuer le cours comme si de rien n’était. C’est fou! Je vous dirais même que c’était mieux, parce que ce groupe-là m’avait pour lui tout seul», car les autres groupes ne bénéficient pas encore de ce projet pilote, explique Mme Martin.   

Participation remarquable  

L’enseignante a continué à transmettre de nouvelles connaissances à ses protégés, pas seulement de réviser avec eux de la vieille matière. À sa grande surprise, alors que le début du confinement était pour beaucoup de jeunes Québécois des «vacances», la majorité du groupe a continué d’être au rendez-vous au cours des premières semaines.   

«Je trouve ça remarquable. [...] Peut-être que je portais un jugement hâtif, mais je me dis : mon Dieu, c’est le seul groupe dans toute la commission scolaire. Tous les autres sont en arrêt, alors je me dis : ils ont toutes les raisons du monde pour lâcher prise en plus», lance-t-elle.   

Quand Le Journal lui a parlé, au début du mois de mai, une dizaine d’étudiants étaient toujours actifs sur la plateforme. En dépit d’une crise mondiale, ils seront bien préparés pour faire le saut au cégep, estime Josée Martin.    

Josée Martin   

  • Âge : 49 ans   
  • École Antoine-Bernard   
  • Carleton-sur-mer   
  • Nombre d’années d’expérience : 27 ans   
  • Niveau : Secondaire 5