/news/education
Navigation

Super profs de la pandémie: des «petits renards» tissés serrés

Une prof de première année s’est assurée de conserver un lien étroit avec ses élèves

Nadia Bourget a eu l’idée de demander à ses élèves d’ajouter l’image d’un renard, animal emblématique de la classe, par-dessus les arcs-en-ciel collés aux fenêtres de leur maison. L’enseignante est ensuite partie à la chasse aux arcs-en-ciel et aux renards pour les photographier et les envoyer aux enfants.
Photo Jean-François Desgagnés Nadia Bourget a eu l’idée de demander à ses élèves d’ajouter l’image d’un renard, animal emblématique de la classe, par-dessus les arcs-en-ciel collés aux fenêtres de leur maison. L’enseignante est ensuite partie à la chasse aux arcs-en-ciel et aux renards pour les photographier et les envoyer aux enfants.

Coup d'oeil sur cet article

Durant le confinement, Madame Nadia n’a ménagé aucun effort pour créer un lien étroit avec ses «renards» de première année de l’école primaire de l’Odyssée, à Lévis.  

• À lire aussi: Super profs de la pandémie: des perles rares 

Dès la mi-mars, Nadia Bourget, qui enseigne le français et les mathématiques aux tout-petits, trouve une idée pour garder le contact avec ses élèves. Par-dessus les arcs-en-ciel collés aux fenêtres, elle demande à ce que chacun ajoute l’image d’un renard, animal emblème de la classe.    

Elle se promène ensuite dans les rues du secteur Saint-Nicolas, prend des photos des façades et les expédie à ses élèves par internet. Le sentiment d’appartenir à un groupe opère magiquement chez les enfants.   

Nadia Bourget a eu l’idée de demander à ses élèves d’ajouter l’image d’un renard, animal emblématique de la classe, par-dessus les arcs-en-ciel collés aux fenêtres de leur maison. L’enseignante est ensuite partie à la chasse aux arcs-en-ciel et aux renards pour les photographier et les envoyer aux enfants.
Photo courtoisie

  

«On a appelé ça la chasse aux arcs-en-ciel. J’ai lancé l’idée et tout le monde a embarqué. Ç’a créé le lien dont on avait besoin sur Seesaw [une application populaire au primaire] pour pouvoir travailler ensemble. Cette activité a rallié toute la classe et a consolidé le groupe», relate-t-elle.   

Rencontres virtuelles  

Chaque semaine, Nadia rencontre virtuellement ses élèves et leur propose des exercices pour consolider leurs connaissances. Une attention particulière est accordée à ceux qui ont des besoins spéciaux, mais l’enseignante n’hésite pas à proposer des exercices personnalisés à même de stimuler les enfants de tous les niveaux.    

Par téléphone ou par internet, elle est toujours disponible pour aider les parents qui ont découvert les joies – et surtout les difficultés – de faire l’école à la maison ces dernières semaines.   

«Je suis conduite par ce que j’éprouve pour mes élèves. Je ne dirai pas que j’en fais plus [que les autres enseignants]. Je communique aux enfants ce que je ressens pour eux», ajoute modestement cette maman de deux enfants.   

«Une maman pour les renards»  

Du côté des parents d’élèves, on rivalise de superlatifs pour décrire cette enseignante au dévouement exceptionnel.    

«C’est une femme au cœur d’or, résume Mélissa Genest, mère du jeune Mylo. C’est comme une maman pour les renards. Elle va toujours essayer de créer une atmosphère pour rapprocher les petits et leur permettre de rester en contact.»   

Même constat du côté de Justine Laroche, mère du petit Léo.    

«Elle a un beau sentiment d’attachement pour chacun de ses élèves et ça paraît. Elle s’offre même pour imprimer les différents exercices et les porter elle-même pour les gens qui n’ont pas d’imprimante», décrit-elle, impressionnée.      

Nadia Bourget   

  • Âge : 41 ans   
  • École de l’Odyssée   
  • Lévis   
  • Années d’expérience : 16   
  • Niveau : 1re année