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La PCU décourage de travailler

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Pour plusieurs personnes, la PCU représente de plus gros revenus mensuels qu’elles gagnaient sur le marché du travail.

Pourquoi retourner travailler rapidement et risquer sa santé quand on peut jouir d’une qualité de vie autrefois inaccessible ?

Plus de 7 millions de Canadiens bénéficient de la Prestation canadienne d’urgence, une aide financière gouvernementale de 2000 $ par mois, offerte aux personnes ayant perdu leur emploi ou qui travaillent moins d’heures à cause de la pandémie.

Les gens de mon âge que je côtoie me confient qu’ils ne se sont jamais sentis aussi fortunés qu’en confinement. 

Ils sont riches d’argent, mais aussi de temps.

Si la PCU décourage de travailler, comme l’a déclaré François Legault, il faut impérativement augmenter le salaire minimum. 

Ne nous leurrons pas : cette aide financière n’est pas trop généreuse. C’est le salaire de base qui est trop maigre. 

Une personne qui travaille 40 heures par semaine au taux horaire minimum de 13,10 $ gagne seulement 96 $ de plus par mois que ce que la PCU offre. À peine assez pour ne plus être sous le seuil de la pauvreté. C’est honteux.

Le salaire minimum devrait être suffisant pour vivre décemment.

Comment est-ce possible...

  • Qu’une personne dépense plus de 50 % de son salaire pour se loger ?
  • Qu’un parent soit forcé de compléter son épicerie dans les banques alimentaires pour nourrir sa famille ?
  • Qu’une mère doive choisir entre acheter des couches ou payer le compte d’électricité ?

Ces déplorables réalités sont la conséquence d’un système méprisant envers les gens peu rémunérés.

Pourtant, la pandémie nous l’a appris, ils sont indispensables. Covid-19 ou pas, nous devons leur offrir un salaire digne de leur valeur. 

Je parle de tous ceux et celles qui contribuent de près au bon fonctionnement du Québec.

Si les gens étaient rémunérés convenablement en tout temps, je suis convaincue que plusieurs seraient heureux de retourner travailler.