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Postes Canada en 2020

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Justin Trudeau espace ses points de presse parce qu’il commençait à manquer de dépenses à annoncer.

On aurait toutefois un sujet à lui proposer : nous dire comment il compte faire en sorte que Postes Canada, société de la couronne, s’adapte enfin au rythme de la pandémie.

En retard

Depuis le début de la crise, le nombre de produits achetés en ligne que doit livrer Postes Canada a presque doublé. En même temps, on retire des employés présentant des symptômes de la COVID-19 et les règles de distanciation sociale compliquent le travail dans les entrepôts.

De sorte que les délais postaux se sont considérablement allongés. Nous sommes nombreux à avoir attendu un colis trop longtemps ce printemps et beaucoup de cartes de fête des Mères sont arrivées en retard.

Pendant ce temps, on doit soutenir nos entreprises en compétition avec Amazon et son système de livraison ultra rapide et efficace. Entre le service du XIXe siècle et celui du XXIe, la volonté d’acheter local risque de ne pas être forte.

Les commerces ont commencé à rouvrir, les centres commerciaux restent fermés et de nouvelles habitudes se sont prises. Postes Canada nous fait manquer le bateau.

En outre, ses prix sont prohibitifs. Le tarif postal pour faire livrer un article au Canada sera souvent plus élevé en lui-même que le coût total d’un article commandé de Chine. Pire encore, Postes Canada facturera moins cher pour livrer un article venu de l’étranger que pour un colis parti d’ici. 

Dépendre des chèques 

Faire arriver Postes Canada en 2020 revêt un caractère d’urgence, alors que nous avons besoin d’un service de livraison fiable et qu’il y a une occasion pour développer la vente en ligne au Québec et au Canada.

C’est beau distribuer les milliards, mais si on ne se donne pas les moyens de se bâtir une vraie relance, on va dépendre des chèques pour encore longtemps. Ce serait le temps que le gouvernement fédéral s’en occupe.