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Davantage de baleines à bosse au Québec

Davantage de baleines à bosse au Québec
PHOTO COURTOISIE/OCEAN QUEST

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Si certaines espèces de baleines sont en danger d’extinction, les populations de baleines à bosse montrent un rétablissement exceptionnel.  

Un record d’observation de ces mammifères a été enregistré dans le Saint-Laurent l'été dernier par la station de recherche des îles Mingan. En tout, 129 individus différents ont été dénombrés au large de la Côte-Nord, de l’île d’Anticosti, en Gaspésie et dans l’estuaire du Saint-Laurent.  

Quatorze baleineaux ont été observés.  

Ces observations confirment une tendance à la hausse du nombre de baleines à bosse dans le Saint-Laurent.  

Le chercheur Richard Sears de la Station de recherche des îles Mingan rencontre régulièrement des troupeaux impressionnants de baleines à bosse.  

« C’est une très bonne nouvelle. Je me rappelle les premières fois que je voyais des rorquals à bosses à Mingan, on en voyait une poignée, peut-être 5 ou 6 pendant un été. Maintenant, on peut voir une dizaine de rorquals à bosses dans une journée."  

Le collaborateur de la station de recherche à Sept-Îles, Jacques Gélineau, a aussi observé cette forte tendance à la hausse: «on voit aussi les animaux juvéniles qui accompagnent les mères. C'est aussi une tendance qui se dessine à long terme. Le baby-boom se valide avec les observations qu'on fait en mer.»  

Partout sur la planète, les chercheurs constatent un rétablissement des baleines à bosses, autrefois chassées.  

L’abolition de cette pratique il y a 30 ans expliquerait la hausse des populations qui avaient été pratiquement décimées au 19e et 20e siècle.  

Des spécialistes estiment que 12 des 14 populations distinctes de baleines à bosse sur la planète compte plus de 2000 individus et certaines, plus de 20 000.  

Au cours des prochaines années, la station de recherche des îles Mingan continuera d’observer les tendances. Par contre, il est probable que saison de recherche soit annulée en raison de la pandémie de COVID-19.  

« On n’a pas encore pris de décision finale. C’est fort possible qu’on ne sera pas sur le terrain», indique Richard Sears.  

Si la saison est annulée, la station de recherche pourra continuer de compter sur ses collaborateurs d’un peu partout au Québec afin d’avoir des nouvelles des baleines.