/finance/business
Navigation

Le Cirque du Soleil reçoit 200 M$ US de Québec

Le gouvernement Legault veut une option d’achat

Coup d'oeil sur cet article

Le gouvernement Legault investit 200 millions $ US (environ 276 M$ CA) dans le sauvetage du Cirque du Soleil et pourrait devenir partenaire pour que l’entreprise redevienne une propriété québécoise.

• À lire aussi: Qui rallumera le feu du Cirque du Soleil?  

• À lire aussi: Québecor toujours dans la course pour faire revivre le Cirque du Soleil  

« Le Conseil des ministres a accordé une aide financière jusqu’à 200 millions US pour la relance du cirque », a annoncé mardi le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.

Un accord de principe sur les modalités de la transaction a tout récemment été conclu entre les différents actionnaires existants, soit le fonds d’investissement américain TPG, le conglomérat chinois Fosun, la Caisse de dépôt et Investissement Québec.

Plusieurs conditions

L’aide gouvernementale, qui est offerte sous forme de prêt, vient avec plusieurs conditions.

« Le siège social et le centre de décisions vont être au Québec. Les brevets, la propriété intellectuelle vont demeurer au Québec, et la haute direction va être résidente au Québec », a mentionné le ministre Fitzgibbon.

Comme plusieurs entreprises, le Cirque du Soleil a été frappé de plein fouet par la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus.

La quasi-totalité de ses 2600 employés a dû être mise à pied à la mi-mars. Avec la quantité de spectacles annulés, le cirque fait aujourd’hui face à un déficit de plus d’un milliard de dollars.

Pour que l’aide du Québec soit accordée, le Cirque devra ainsi s’engager à maintenir un niveau de dette « de beaucoup inférieur », a souligné M. Fitzgibbon.

L’entreprise aurait aussi l’obligation de payer ses impôts au Québec et au Canada.

Quant aux salaires des dirigeants, ils se devraient d’être « très raisonnables », a dit le ministre, « comme on fait dans toutes les situations où le gouvernement s’implique ».

Option de rachat

Par ailleurs, selon l’accord de principe actuel, l’État québécois pourrait éventuellement faire en sorte que le Cirque, fondé en 1984 par Guy Laliberté, redevienne une propriété québécoise.

« Nous avons une clause où nous pourrons racheter, à un moment donné, la position détenue par TPG et par Fosun dans le Cirque, accordant ainsi une détention complète québécoise », a dit M. Fitzgibbon.

Le Cirque du Soleil a précisé que l’aide de Québec à ses actionnaires n’empêchait pas d’autres investisseurs de déposer des offres d’achat pour l’entreprise. Québecor et Guy Laliberté ont déjà fait part de leur intérêt publiquement.

« Il est probable que d’autres joueurs s’annoncent publiquement dans les prochaines semaines, a indiqué mardi une porte-parole du Cirque, Caroline Couillard. Le processus de recapitalisation [du Cirque] suit son cours. »

– Avec la collaboration de Sylvain Larocque