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Cirque du Soleil: les partis d'opposition réclament plus de transparence

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«Avant d'embarquer les Québécois» dans l’aventure du Cirque du Soleil avec un prêt de 200 M$ US, le gouvernement Legault se doit de publier l’entente conclue avec ses principaux actionnaires, réclame le député solidaire Vincent Marissal.  

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Au lendemain de l’annonce effectuée à toute vapeur par le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, bien des questions demeurent sans réponses concernant l’aide gouvernementale offerte au Cirque du Soleil, a souligné M. Marrisal.  

«Ça manque un peu de sérieux, d'autant que ça fait des semaines qu'on sait que le cirque est en demande. On parle de millions de dollars, au moins 280 millions de dollars d'argent public», a déploré le député de Rosemont.  

Il craint notamment que les contribuables québécois soient plongés «dans un autre RONA», ou une mésaventure «à la Bombardier», dans laquelle des milliards de fonds publics ont été injectés.  

Une «subvention déguisée»  

Même s’il milite en faveur d’une prise de participation dans le sauvetage du «joyau» qu’est le Cirque du Soleil, le gouvernement doit offrir aux contribuables plus de détails sur ce qui, pour le moment, s’apparente davantage à une «subvention déguisée» qu’à un prêt.  

«On veut voir le fameux deal avant d'embarquer les Québécois, les Québécoises dans une autre aventure qui pourrait être désastreuse, coûteuse, ruineuse. On veut avoir les détails. C'est la moindre des choses, c'est une question de transparence», a réclamé M. Marissal.  

«Il n'y a pas beaucoup de transparence dans l'annonce qui a été faite hier par le ministre Fitzgibbon», a indiqué dans le même sens la députée libérale Isabelle Melançon.  

Interpellé à ce sujet au Salon bleu par M. Marissal, le ministre Fitzgibbon s’est engagé à rendre les ententes publiques, mais seulement lorsque les négociations avec les actionnaires et les créanciers du cirque seront complétées.  

Le PQ ne voit pas «l’urgence»  

Dans le contexte actuel de pandémie, le député péquiste Martin Ouellet ne voit pas où est «l’urgence» pour le gouvernement de se porter au secours du Cirque du Soleil.  

«On a plein de restaurateurs, plein de commerçants qui demandent l'aide de Québec. Ce sont déjà des entreprises de la propriété québécoise, et on ne leur donne pas de nouvelles», a rappelé M. Ouellet.  

«Je n'ai rien contre les emplois du Cirque du Soleil, le siège social à Montréal, mais je pense que la priorité n'est pas là», croit le leader parlementaire du Parti Québécois.  

«J'espère que le gouvernement a aussi pensé qu'il y a des super beaux joyaux en cirque qui sont aussi Québécois et qui vont avoir besoin d'aide. Je pense aux 7 Doigts, je pense à Éloize, je pense ici, à Québec, à Flip Fabrique», a souligné de son côté la députée libérale de Verdun.  

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