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Des aînés veulent un dédommagement

Une vague de plaintes anticipées en résidence privée

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Les locataires de résidences privées pour aînés (RPA) demandent à être dédommagés pour les services qu’ils paient et qu’ils n’ont pas reçus pendant la crise, comme l’entretien ménager.

La Fédération des centres d’assistance et d’accompagnement aux plaintes (FCAAP), qui soutient les locataires de RPA en cas de litige avec les propriétaires, se prépare à recevoir une « vague » de plaintes.

« Il y a beaucoup d’aînés qui sont pénalisés », a affirmé Manon Fortin, directrice générale de la FCAAP.

Crédit ou remboursement

En plus des services qui ont été interrompus, les locataires n’ont plus accès aux activités offertes par les résidences qui justifient bien souvent le prix de leur loyer. 

« On est venus ici pour le milieu de vie, et présentement, on n’a accès à rien puisque tout est fermé. Tout est confiné et les règles sont très strictes », a commenté un locataire joint qui préfère garder l’anonymat.

À certains endroits, il faut prévoir 87 $ par mois pour le service d’entretien ménager toutes les deux semaines pour un 4½ qui se loue en moyenne 2860 $ (sans les repas).

En raison des risques de propagation du virus, plusieurs résidences ont suspendu ce service, bien qu’il soit toujours facturé. 

« Lorsque c’est spécifiquement prévu au bail, la loi est claire. Le résident a droit à une diminution du loyer qui correspond au service non rendu », a affirmé Yves Desjardins, président-directeur général du Réseau québécois des résidences pour aînés.

Analyse des répercussions

Selon M. Desjardins, cela ne s’applique pas à la perte de jouissance pour le non-accès aux piscines, salles de quilles, salles de cinéma, etc.

« Dès que la situation nous permettra d’avoir un certain répit, nous analyserons les répercussions engendrées par cette pandémie, qui comprennent également les coûts supplémentaires importants », a indiqué pour sa part Michèle Fortier, chef principale, Communications chez Chartwell, qui détient 184 résidences, dont 40 au Québec.

Le gouvernement de François Legault a déjà annoncé 40 M$ pour aider les résidences privées à composer avec les enjeux de ressources humaines et d’approvisionnement en équipements de protection et de désinfection.

Depuis le début de la crise, les centres d’assistance et d’accompagnement aux plaintes (CAAP), présents partout au Québec, ont reçu plus d’une centaine d’appels