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Huawei déçu de la décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique

L’équipementier écorche au passage le système de justice canadien, qui n’a pas tranché en sa faveur

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Le géant chinois Huawei s’est dit déçu mercredi après-midi de la décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique de permettre l'extradition de la fille du fondateur de l'entreprise Meng Wanzhou aux États-Unis pour subir son procès.  

• À lire aussi: Meng Wanzhou peut être extradée vers les États-Unis  

«Huawei est déçu de la décision rendue aujourd'hui par la Cour suprême de la Colombie-Britannique. Nous avons à plusieurs reprises exprimé notre confiance dans l'innocence de Mme Meng. Huawei continue de soutenir Mme Meng dans sa quête de justice et de liberté», a indiqué l’équipementier chinois dans une courte déclaration publiée sur son compte Twitter mercredi, après le procès.     

«Nous nous attendons à ce que le système judiciaire canadien prouve ultimement l'innocence de Mme Meng. Les avocats de Mme Meng continueront à travailler sans relâche pour que justice soit rendue», a ajouté l’entreprise.    

  • ÉCOUTEZ la chronique judiciaire du journaliste Félix Séguin à QUB Radio:

Mercredi après-midi, la Cour suprême de la Colombie-Britannique a tranché que la v.-p. et directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, pourrait être extradée aux États-Unis pour faire face à la justice américaine.     

Ce revers en cours pour la fille du géant mondial chinois risque d’envenimer les relations déjà tendues entre les deux pays depuis l’arrestation des Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig après celle de la numéro 2 de Huawei.     

Réseau 5G  

Cette saga judiciaire se joue alors que l’équipementier chinois accentue sa pression sur le gouvernement Trudeau pour faire entrer son réseau 5G au pays banni aux États-Unis, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.     

Ces derniers mois, les services secrets du Groupe des cinq, le Five Eyes, ont demandé à Ottawa de bannir Huawei, mais l’entreprise chinoise a toujours nié les accusations d’espionnage qui pèsent sur elle depuis le début.     

En début d’année, Le Journal avait révélé que le géant chinois des télécommunications Huawei mise sur d’ex-politiciens proches des libéraux pour convaincre Ottawa d’ouvrir la porte à son réseau 5G.     

Mardi, en entrevue au Journal, l’ex-PDG de BlackBerry, Jim Balsillie, a émis une sérieuse mise en garde concernant la présence de Huawei dans notre infrastructure 5G.     

Plus de détails suivront.