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Le retour à l’entraînement prend fin abruptement

L’équipe de football a complété deux séances avant de devoir s’arrêter

Glen Constantin
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés Glen Constantin, photographié à l’occasion d’un entraînement des joueurs du Rouge et Or en août 2019, espère qu’une plus grande souplesse sera au rendez-vous concernant l’entraînement physique lors des prochaines annonces de la santé publique.

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Le retour à l’entraînement physique du Rouge et Or de l’Université Laval aura été de courte durée.

Le Rouge et Or a tenu lundi deux entraînements de course et des tests d’agilité sur le terrain et dans les escaliers du stade extérieur, qui est ouvert depuis peu. Une vingtaine de joueurs ont pris part à la séance du matin et une quinzaine à celle de l’après-midi. Toutefois, la direction du Service des activités sportives de l’Université Laval leur a demandé de cesser les exercices.

La nouvelle a été publiée par Radio-Canada sur son site web.

« On voulait éviter que les joueurs le fassent par eux-mêmes et ainsi diminuer les risques de contagion, a expliqué l’entraîneur-chef Glen Constantin qui assure n’avoir jamais voulu remettre en question les directives de la Santé publique. 

« On a respecté les consignes des entraînements extérieurs, des individus provenant de la même région, du non-partage des équipements et de la distanciation physique. On n’a pas respecté la supervision, mais on jugeait que c’était plus sécuritaire ainsi. Nous ne sommes pas des avocats et on ne jouera pas sur les mots. Parce que c’est un peu controversé, on nous a demandé d’arrêter et c’est ce que nous avons fait. »

Réunion virtuelle

Entre les deux séances, Constantin a participé à une réunion virtuelle avec ses collègues du reste du pays.

« J’ai abordé mon document de relance avec certains entraîneurs qui me posaient des questions et il n’y avait aucune cachette, a-t-il souligné. 

« Les réactions reçues vont d’un extrême à l’autre. Certains entraîneurs voulaient connaître notre façon de faire et d’autres disaient que c’était dangereux. On n’a pas agi ainsi pour prendre de l’avance. J’ai partagé mon document de relance avec les entraîneurs du RSEQ et je suis en train de le traduire pour une équipe d’ailleurs au pays. »

« Nous n’avons pas tenu ces deux entraînements de préparation physique pour précipiter le retour au football. On espère que cet entraînement va pousser la réflexion afin qu’il y ait plus de souplesse dans la prochaine phase. Nous sommes réalistes. Le retour éventuel à l’entraînement physique ne signifiera pas que ça va nous rapprocher d’un entraînement de football. »

« Comme une rentrée scolaire »

Bien que l’expérience a été de très courte durée, Constantin retient un point fort positif. 

« À l’exception des victoires à la Coupe Vanier, c’est l’une des fois où j’ai vu les gars le plus heureux. C’était comme une rentrée scolaire. Les gars ont pu se voir et se parler dans un contexte sécuritaire. Dans un sport d’équipe, les joueurs développent un sentiment d’appartenance et ont besoin de socialiser. Ce fut le fait saillant de leur journée. »

À raison d’une rencontre virtuelle par semaine qui se déroule chaque vendredi, les cinq entraîneurs du RSEQ discutent de différents scénarios en prévision de la prochaine saison. 

« C’est rafraîchissant de voir que tous les entraîneurs mettent les rivalités de côté pour le bien de notre sport. Compte tenu de la pandémie et de la situation des commotions cérébrales qui ont frappé le football dans le passé, c’est important de travailler ensemble. On ne peut pas se permettre de perdre des inscriptions. »