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Les écoles de hockey se mobilisent

Le juge de ligne de la LNH et propriétaire de l’école Extrême Power Skating, Jonny Murray.
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Le juge de ligne de la LNH et propriétaire de l’école Extrême Power Skating, Jonny Murray.

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Tandis que plus de 4000 enfants attendent toujours de savoir s’ils auront le loisir d’enfiler les patins cet été dans le cadre d’entraînements individuels, quatre écoles de hockey de Québec font front commun pour que le gouvernement se penche une fois pour toutes sur la question.

Il y a quelques semaines, le juge de ligne dans la LNH et propriétaire de l’école Extrême Power Skating, Jonny Murray, avait fait part de son désarroi par rapport à la situation, affirmant que son école pouvait aller de l’avant avec un protocole sanitaire précis. Or, depuis, les choses n’ont pas bougé.

L’école a donc travaillé avec l’École de hockey de la Capitale, le Centre Excellence Hockey et l’École Power Skating Julie Robitaille afin d’établir un protocole commun et pour interpeller la ministre des Loisirs et du Sport, Isabelle Charest, par le biais d’une lettre expédiée mercredi. L’Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives (AQAIRS) a aussi reçu la missive.

« Nos écoles ne sont pas reconnues par le ministère parce que contrairement à ce que certains croient, on n’est pas régi par Hockey Québec. Nous sommes des entreprises privées qui faisons de l’entraînement individuel aux joueurs. Ce n’est pas comme jouer des matchs de hockey. À nous quatre, on veut envoyer un message fort », a signalé Murray en entrevue au Journal.

Réponse avant le 4 juin

Selon Christopher Bédard, président et propriétaire de l’École de hockey de la Capitale, les autorités publiques doivent statuer rapidement afin que les écoles de hockey puissent sauver leur saison et surtout, celle des jeunes.

« Le 4 juin serait pas mal la date limite la plus plausible pour une réponse. Les familles nous posent des questions sans arrêt. À cet âge-là, les enfants ont besoin de pouvoir bouger pour leur santé physique et mentale. On a été de l’avant pour mettre en place nos protocoles et on est prêt à travailler avec le gouvernement et les arénas. On attend maintenant que la ministre se prononce », a-t-il signalé.

Activités à l’extérieur

Selon Jonny Murray, les écoles de hockey sont aussi en mesure de s’adapter pour que 70 % de leurs activités d’entraînement puissent se dérouler à l’extérieur.

« On se considère un peu comme les camps d’été et de leur côté, ils pourront ouvrir le 22 juin. Pourquoi nous ne pourrions pas ? Si on ne peut pas ouvrir, c’est 4000 jeunes de plus qu’il faudra placer dans des camps, tandis qu’on est largement capable de respecter les règles de distanciation sociale dans nos écoles », a-t-il plaidé.