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LNH: La quarantaine, un problème

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La Ligue nationale de hockey (LNH) aimerait bien que l’une des villes hôtesses de son éventuel retour à l’action soit située au Canada, mais l’actuelle quarantaine de 14 jours imposée à quiconque entre au pays apparaît actuellement comme un obstacle important à cette possibilité. 

Les villes de Vancouver, Edmonton et Toronto ont été évoquées, mardi, comme possibles destinations pour la LNH, qui cherche toujours à identifier deux endroits où elle pourra tenir ses séries éliminatoires à 24 équipes en cas de reprise des activités dans le contexte actuel de pandémie mondiale de coronavirus. 

«Nous avons certains défis devant nous au Canada par rapport à la quarantaine obligatoire de 14 jours imposée par le gouvernement fédéral», a admis Bill Daly, le bras droit du commissaire de la LNH, Gary Bettman, au réseau Sportsnet mercredi. 

Daly a indiqué qu’il y avait des discussions en cours entre la LNH et le gouvernement de Justin Trudeau à ce sujet. 

La Ligue aimerait que la quarantaine soit observée d’une manière davantage «non traditionnelle» par les joueurs et les autres membres des équipes. Se confiner dans un environnement contrôlé plutôt qu’un enfermement strict dans une chambre d’hôtel pourrait représenter un compromis intéressant, a indiqué Daly. 

Évidemment, le tout serait accompagné d’un protocole serré de dépistage de la maladie. 

«Si on ne peut pas s’entendre sur une autre façon d’interpréter la quarantaine, il deviendra difficile pour nous de sélectionner une ville canadienne parce qu’un isolement de 14 jours pour les équipes visiteuses nuira à la possibilité de jouer en 2020», a-t-il résumé. 

Kenney met la pression 

Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, s’est carrément adressé à Justin Trudeau, mercredi, dans une lettre ouverte qu’il a notamment publiée sur Twitter. 

M. Kenney est convaincu qu’Edmonton a tout ce qu’il faut pour être l’une des destinations de la LNH en cas de reprise et il aimerait que le gouvernement fédéral s’inspire de la position américaine quant au déplacement d’athlètes professionnels sur son territoire. 

«Le 22 mai 2020, le gouvernement américain a permis une exemption permettant l’entrée au pays de certains athlètes étrangers, leurs équipes et les dirigeants de leur ligue», a-t-il écrit. 

Selon lui, une exemption similaire de la part du gouvernement canadien serait nécessaire pour qu’Edmonton puisse tenir des matchs de séries de la LNH. 

«Le gouvernement de l’Alberta croit qu’il existe des stratégies efficaces afin de limiter les risques [liés à la pandémie de COVID-19]», a-t-il également mentionné. 

La Santé publique de l’Alberta a établi une série de mesures qui permettraient, selon elle, d’accueillir les séries de la LNH de façon sécuritaire. Elles ont été communiquées à Gary Bettman. 

La médecin hygiéniste en chef de l'Alberta, la Dre Deena Hinshaw, a ainsi proposé, mercredi, que les joueurs passent la quarantaine ensemble, plutôt qu’individuellement, tout en étant coupés de tout contact avec le reste de la population. 

Le premier ministre Trudeau, pour sa part, a indiqué plus tôt ce mois-ci que son gouvernement se pencherait sur cette question et qu’il y avait bel et bien des discussions avec la LNH. La frontière entre le Canada et les États-Unis est présentement fermée à tout passage qui n’est pas jugé essentiel, et ce, jusqu’au 21 juin. 

La LNH, de son côté, se donne encore de trois à quatre semaines pour identifier les villes hôtesses de son retour au jeu. Outre les trois destinations canadiennes, sept autres villes américaines sont candidates.

Les Canucks pourraient opter pour les États-Unis

La période de quarantaine que veut imposer le gouvernement du Canada aux joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) entrant au pays est si problématique pour les Canucks de Vancouver que l’organisation songe à organiser son camp d’entraînement aux États-Unis.

Ainsi, si aucune ville canadienne n’est retenue, les Canucks pourraient traverser rapidement la frontière pour se préparer.

«[La quarantaine] est une grande préoccupation pour nous, a admis mercredi le directeur général Jim Benning, selon le réseau Sportsnet. Nous sommes inquiets parce que c'est 14 jours avant de commencer un camp d'entraînement exténuant et de commencer à jouer à des matchs éliminatoires.»

«En gros, nous devrions dire à nos joueurs de rester à la maison, et ils ne pourraient pas s’entraîner adéquatement pour être prêts pour un camp d’entraînement de la LNH. Je sais que les fonctionnaires du gouvernement examinent la situation. Nous n’aimons pas cela, mais nous comprenons qu'il faut faire ce qui est bon pour toutes les personnes impliquées.»

La LNH annoncera trois semaines avant le début des camps l’identité des villes choisies. Les Canucks auront ainsi quelques jours pour s’organiser.

«Nous avons pensé à l’idée [de faire le camp aux États-Unis]. Nous allons attendre pour voir si les choses vont changer. Dans un scénario parfait, nous aimerions utiliser nos installations. Mais nous avons discuté de la possibilité de faire [le camp] dans un autre lieu.»

Les Canucks doivent affronter le Wild du Minnesota lors de la ronde qualificative.