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Retrouvée 19 mois plus tard: «Je pensais que je rêvais», raconte l’enquêteur

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L’enquêteur responsable du dossier de Jame-Laura May, cette jeune femme de 26 ans retrouvée à Windsor près de 20 mois après le signalement de sa disparition à Longueuil, était abasourdi lorsqu’il a appris la bonne nouvelle, vendredi dernier.  

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Éric Déry, du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), était en mode télétravail vendredi dernier lorsqu’il a été avisé par son chef, a-t-il raconté en entrevue à l’émission Le Québec Matin sur LCN.   

«Je n’en revenais pas au début quand mon lieutenant m’a appelé. Il m’a dit : “la police de Windsor en Ontario vient de la retrouver”. Je pensais que je rêvais», a raconté l’enquêteur.   

«Après ça, j’ai appelé la mère de Laura. Je lui ai dit : “es-tu bien assise?” Quand je lui ai annoncé la nouvelle, elle m’a dit : “je pense que je vais m’assoir”», a-t-il poursuivi.   

Éric Déry et son équipe n’ont pas ménagé les efforts pour retrouver la jeune femme, aujourd’hui âgée de 26 ans, et ont étendu leurs recherches dans tout le pays. Liée avec le milieu de la prostitution, le policier savait qu’elle s’était déjà rendue en Colombie-Britannique.   

Un avis de disparition avec un montage photos montrant ses tatouages a été émis à l’échelle nationale. L’enquêteur est même allé jusqu’à faire appel à un détective privé sur qui il pouvait compter dans certaines circonstances.   

Lorsqu’elle s’est volatilisée, le 13 octobre 2018, Jame-Laura May était au cinéma avec sa mère. Elle a quitté la salle pour aller aux toilettes, mais n’est jamais revenue. Elle avait retiré une bonne somme d’argent la veille. Sous le coup d’une ordonnance en santé mentale, elle était partie sans ses médicaments.   

Jame-Laura avait complètement disparu des écrans radars depuis près de 20 mois.   

Faux papiers et tatouage   

Éric Déry se doutait que la disparue vivait sous une nouvelle identité. Il avait vu juste puisque Jame-Laura circulait à Windsor avec de faux papiers.   

C’est une policière de Windsor, qui a eu affaire à la jeune femme à quelques reprises, qui s’est questionnée sur son identité en raison de son accent notamment. Jame-Laura était aussi «très incohérente».   

En cherchant dans les avis de recherche, la policière l’a retrouvée. Son tatouage sur la poitrine était particulièrement révélateur.   

«Des tatouages, une cicatrice, ça ne ment pas sur une personne», a précisé M. Déry.   

«Cette fois-là, on a été chanceux. On a eu une bonne étoile. Sa maman va pouvoir la retrouver, c’est sa seule fille... [...] C’est un sentiment de satisfaction. On a travaillé tellement fort, on était une grosse équipe. Tout le monde a mis la main à la pâte, et ç’a donné un bon résultat», a conclu l’enquêteur du SPAL.