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Aucune garantie de revoir les 200 M$ US allongés par Québec

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Contrairement au fonds texan TPG, le gouvernement du Québec ne semble avoir obtenu aucune garantie solide pour protéger un prêt à haut risque offert au Cirque du Soleil en difficulté.

• À lire aussi: Comment le Cirque s’est endetté d’un milliard $ US en cinq ans

En mars dernier, les propriétaires du Cirque ont procédé à une opération de haute voltige financière.

Un jour avant de faire défaut à leurs obligations envers des prêteurs, ils ont transféré des actifs de grande valeur du Cirque dans un paradis fiscal, le Luxembourg, avant de les ramener dans une nouvelle entreprise au Québec.

Ces actifs, qui incluent les droits de propriété intellectuelle mondiaux du Cirque, ont été hypothéqués lors de cette opération pour garantir un prêt d’urgence de 50 millions $ US que TPG, le groupe chinois Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec ont consenti au Cirque.

La manœuvre a été qualifiée de « très agressive » par un créancier irrité du Cirque, cité dans le New York Post

Conditions changeantes

Or, dans une entrevue à Tout le monde en parle au début mai, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, déclarait qu’une aide financière de l’État au Cirque serait assortie de plusieurs conditions.

« Si on met de l’argent, il faut s’assurer que c’est le Québec qui doit être en contrôle opérationnel et que l’argent des Québécois soit investi de façon sécure », affirmait-il. 

Mais, cette semaine, lors de l’annonce d’un prêt de 200 millions $ US à l’entreprise, il était moins loquace. Il a reconnu que le prêt de Québec était très risqué. Il n’a fait mention d’aucun actif spécifique du Cirque mis en garantie.

« La dette va être bien rémunérée considérant le risque que nous prenons », a-t-il commenté. 

« C’est un prêt sécuritaire, s’il arrivait que l’entreprise doive vendre ou liquider ses actifs, le gouvernement du Québec se trouverait parmi les créanciers prioritaires », nous a assuré mercredi en fin de journée par courriel l’attaché de presse du ministre.