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Brassard mi-figue, mi-raisin

Le joueur des Islanders a des doutes sur le plan de relance de la ligue

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Photo d'archives, AFP Derick Brassard constate que le plan de relance de la LNH est rempli d’incertitudes.

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L’attaquant des Islanders de New York Derick Brassard demeure prudent avant de crier victoire. Même si la Ligue nationale de hockey a présenté son plan de retour au jeu mardi, il estime qu’on est encore loin de la première mise au jeu des séries 2020.

Brassard rappelle que même si Gary Bettman a présenté les grandes lignes du plan de relance, plusieurs aspects sont encore en suspens.

« Je pense que les gens doivent comprendre que c’est un pas dans la bonne direction, mais ça ne veut pas dire qu’on va recommencer à jouer bientôt. Pour le moment, ce format-là fait l’affaire des trois quarts de la ligue, mais il reste les détails les plus compliqués à déterminer. Je sais que la LNH et l’Association des joueurs travaillent fort pour trouver une solution, mais il reste plusieurs choses auxquelles il faut penser. Il y a entre autres beaucoup de dates à respecter parce que la ligue veut présenter un calendrier complet la saison prochaine », a mentionné Brassard, faisant aussi référence à tous les enjeux de santé et de sécurité liés au retour au jeu.

Rien d'idéal

Pour l’instant, de ce qu’il en sait, le plan de retour au jeu est loin d’être idéal.

« De toute façon, il n’y a rien d’idéal en ce moment. Jouer des matchs sans partisans n’est pas idéal et revenir pour jouer des trois de cinq en sachant que si tu perds ton premier match, tu es déjà à deux défaites de l’élimination, ce n’est pas l’idéal. Nos entraîneurs nous ont demandé d’être prêts quand la nouvelle [de la relance] sera annoncée. Heureusement, on aura au moins trois bonnes semaines de camp d’entraînement avant de reprendre. On ne peut pas faire grand-chose en ce moment. Il y a plusieurs opinions. Certains joueurs sont à la dernière année de leur contrat tandis que d’autres ont une femme et trois enfants. Il faudra réfléchir à tout ça dans les prochaines semaines. »

La retraite attendra

D’ailleurs, les Olympiques de Gatineau ont annoncé mercredi que Brassard se joint au groupe d’actionnaires de l’équipe. Le vétéran de 32 ans assure toutefois que, s’il a accepté de s’impliquer avec l’équipe de sa ville natale, ce n’est pas parce qu’il commence à penser à la retraite.

« J’ai encore de bonnes années devant moi. J’ai toujours été un passionné de hockey et quand j’étais jeune, mon père m’amenait voir des matchs des Olympiques. J’ai décidé de m’impliquer avec l’équipe parce que j’aime la direction qu’elle prend. Avec l’équipe qu’on va avoir dans les prochaines années, l’ouverture d’un nouvel aréna en 2021, notre groupe de propriétaires et le personnel d’entraîneurs en place, je pense que les jeunes vont vouloir venir jouer à Gatineau. »