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Pourquoi est-ce si difficile de respecter son budget? Et comment changer ça!

Pourquoi est-ce si difficile de respecter son budget? Et comment changer ça!

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Si on sait additionner et soustraire, on connaît déjà tous les secrets du fonctionnement d’un budget.    

  • On prend les revenus, moins les dépenses essentielles.              
  • Ça donne ce qu’il reste pour épargner.              
  • Et on sait combien d’argent on a pour se gâter. YAY!                           

Qu’on le fasse à la main, dans Excel, dans un calculateur en ligne ou avec une application mobile, ça ne change rien. L’important, c’est de choisir l’outil qui nous convient le plus et qui nous donne le goût d’être assidu avec les suivis.               

Est-il préférable d’enregistrer chaque transaction en temps réel ou de faire les comptes toutes les deux semaines? Ça aussi, c’est une question de confort personnel.               

Mais si le budget est un outil facilement accessible qui offre de nombreux bénéfices, pourquoi a-t-on tant de difficulté à l’adopter et à le garder?              

  

On n’y attache pas assez de valeur émotionnelle  

Le budget n’est pas qu’un simple exercice comptable. Il doit reposer sur des désirs et des ambitions.               

Devenir proprio, planifier une retraite au chaud, se lancer à son compte ou ne plus jamais angoisser en ouvrant une facture, toutes les raisons sont bonnes!              

Comme l’explique Jean-Philippe Leblanc Rheault, conseiller en sécurité financière, partenaire de la Sun Life: «Un budget réussi, ça doit partir d’une volonté. Il faut véritablement vouloir prendre en main sa santé financière et avoir des objectifs à moyen et long terme.»               

On doit se rappeler que les petits sacrifices d’aujourd’hui, on ne les fait pas pour un inconnu. Sans tomber dans l'ésotérisme, un peu de visualisation positive ne peut pas faire de tort!             

Mais si les beaux grands objectifs sont essentiels pour pleinement adhérer à l’idée du budget, ils sont trop intangibles et lointains pour motiver à rester constant dans nos bonnes habitudes au quotidien.               

D’où l’importance du point suivant...              

  

On ne se donne pas assez de cibles atteignables rapidement  

Le célèbre économiste John Maynard Keynes a dit: «À long terme, nous serons tous morts». C’était sa façon (un peu cynique) d’insister sur l’importance des mesures qui ont des impacts chiffrables à court terme.               

Et le principe s’applique parfaitement aux finances personnelles.               

Quand les grands objectifs sont établis, on les met au second plan afin de se concentrer sur des cibles à court terme, d'au plus quelques mois.                 

Que ce soit de pouvoir se rendre à la prochaine paye sans emprunter à ses parents ou de cotiser 1000$ à son REER au prochain mois, toutes les cibles sont valides. Il faut bien commencer à quelque part.               

L’important est d’avoir des objectifs qui permettent d’implanter graduellement des changements, mais surtout d’en savourer les bénéfices psychologiques fréquemment.               

Savoir que la carte de crédit est enfin remboursée ou que l’on peut maintenant compter sur un coussin de sécurité de 3 mois, ce sont ces petites victoires qui donnent envie de continuer à prendre les bonnes décisions et d'en faire toujours un peu plus.               

Les cibles à court terme sont aussi plus facilement ajustables en cas d'imprévu. C'est d'ailleurs le moment de réviser son budget et de réévaluer certaines cibles si la crise actuelle nous touche financièrement.              

Il ne faut surtout pas se décourager parce qu’une situation hors de notre contrôle est venue tout chambouler. Face aux cycles économiques, on doit faire de son mieux pour :                  

  • Demeurer optimiste durant les périodes difficiles et faire les révisions nécessaires au budget pour passer à travers.         
  • Garder la tête froide durant les temps prospères et ne pas tomber dans le piège en pensant que ça durera éternellement.                   

  

On est trop restrictif  

«Fini le party! Je coupe toutes les sorties au resto et je me convertis au Kraft Dinner dès demain!»               

Voilà le genre d’affirmation remplie de bonne volonté qui mène à bien des abandons de budget quelques semaines plus tard.               

Les cures financières trop radicales offrent trop peu de marge de manœuvre et sont hautement propices à la démotivation.          

Le budget permet d’identifier des petites dépenses faciles à éliminer comme les frais de retrait et les abonnements qu’on n’utilise plus. C’est la base!           

Mais quand vient le temps de s’attaquer aux dépenses qui exigent une modification importante de sa consommation et de ses comportements, l’approche pragmatique vaut mieux que l’optimisme aveugle.                  

«Avec un budget, on cherche à établir un guide pour déterminer combien on peut épargner, explique le conseiller en sécurité financière Jean-Philippe Leblanc Rheault. Mais le but n’est pas de se mettre le couteau à la gorge en versant la totalité de notre surplus vers le plan financier. Il faut être réaliste par rapport à son train de vie.»              

On doit donc se donner du jeu puisque la vie a cette vilaine habitude de nous envoyer des balles courbes aux moments les plus inattendus. (On parle de toi, pandémie!)           

  

Quelques conseils plus techniques pour conclure                           

  • Plusieurs experts conseillent de se fier sur les 3 à 6 derniers mois quand on monte le budget pour la première fois. Mais scruter les relevés de compte de la dernière année est un exercice très révélateur. Surtout au Québec où nos styles de vie, et les dépenses qui viennent avec, peuvent varier énormément d’une saison à l’autre.          
  • Il est préférable de garder un nombre relativement restreint de catégories de dépenses. Pas plus d'une dizaine. Le suivi d’un budget trop détaillé devient une tâche inutilement fastidieuse.                
  • Certaines applications peuvent se connecter directement à nos données bancaires, ce qui sauve beaucoup de temps. Mais si on est encore fan des méthodes à l’ancienne, c’est tout aussi bon!              
  • En fonction de la situation, un fonds d’urgence devrait couvrir de 2 à 4 mois de dépenses courantes. En mettant environ 10% à 15% de son revenu de côté, ça prendra un peu plus de 2 ans pour accumuler un coussin confortable et ensuite épargner pour de plus grands projets.                


Avec un bon plan de match, conçu sur mesure selon tes besoins et tes priorités, tu vas y arriver. Prends rendez-vous auprès d'un conseiller Sun Life pour t'éclairer.  

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