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Ils ont vaincu la COVID-19: Il survit grâce à l’amour de ses enfants

L’homme de 101 ans a pu compter sur le soutien de sa famille lors de son combat contre la COVID-19

Clément Maltais
Photo courtoisie Noëlla Maltais et son père, Clément Maltais, sont photographiés quelques jours après qu’il a appris qu’il était guéri de la COVID-19.

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Un homme de 101 ans a bien cru qu’il ne viendrait pas à bout de la COVID-19. Mais l’amour de ses nombreux enfants lui a permis de remporter son combat.

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« Je ne pensais pas que j’allais guérir étant donné qu’il n’y avait rien à faire pour aller mieux », soutient Clément Maltais, un résident de Sept-Îles né en 1918. 

Clément Maltais, entouré­­­ de sa famille, lors de son 100e anniversaire en septembre 2018.
Photo courtoisie
Clément Maltais, entouré­­­ de sa famille, lors de son 100e anniversaire en septembre 2018.

M. Maltais a passé près d’une semaine au lit, incapable de se lever, trop affecté par le virus, explique sa fille Noëlla Maltais.

« Il ne mangeait pas beaucoup et je lui donnais des protéines en liquide pour l’alimenter ainsi que beaucoup d’eau », énumère la femme de 69 ans qui réside avec son père pour prendre soin de lui. 

Pour s’assurer d’être aux aguets, elle avait déposé une clochette près de son lit afin qu’il puisse sonner en cas de besoin.

« J’étais très fatigué et j’avais très mal à ma tête ainsi qu’à mes jambes », souligne le centenaire. Il toussait également beaucoup.

« Je ne faisais que dormir et il m’arrivait de jouer aux cartes, mais ce n’est pas facile lorsque tu es fatigué », ajoute l’homme qui a occupé différents emplois dans le passé, dont celui de journalier pour Hydro-Québec.

Clément Maltais en 1963, à 45 ans, dans la résidence familiale de Sept-Îles.
Photo courtoisie
Clément Maltais en 1963, à 45 ans, dans la résidence familiale de Sept-Îles.

Un mystère

M. Maltais a été déclaré positif à la COVID-19 le 19 avril dernier, mais il ignore encore comment il a pu contracter le virus puisqu’il ne sort jamais de sa maison. Ses sorties se limitent à prendre l’air sur son patio ou à s’asseoir sur sa balançoire. 

Sa fille a décidé de lui faire passer un test de dépistage lorsqu’elle a constaté qu’il n’avait plus la force de se déplacer par lui-même. « Est-ce que ça provient d’une visite qu’on a reçue, d’un objet qu’on a rapporté à la maison ou de l’argent qu’il a manipulé ? On l’ignore », se questionne sa fille. 

Malgré l’âge avancé de son père, Noëlla Maltais n’a jamais eu peur que le virus vienne à bout de lui.

Clément Maltais en 1964, à l’âge de 46 ans, dans le bois.
Photo courtoisie
Clément Maltais en 1964, à l’âge de 46 ans, dans le bois.

« Il n’a pas eu de problèmes respiratoires et une infirmière qui est passée à la maison nous a dit que ses poumons n’étaient pas affectés », explique celle qui reconnaît être étonnée de ne pas avoir contracté le virus alors qu’elle vivait sous le même toit que son père.

« J’étais vraiment content »

Le 5 mai, Clément Maltais a reçu les résultats de son dernier test qui était alors négatif. « J’étais vraiment, mais vraiment content d’être guéri, mais je ne l’ai pas dit », affirme-t-il timidement. 

Sa fille croit que l’amour de sa famille y est pour beaucoup dans la guérison de l’homme qui a 15 enfants, 30 petits-enfants, 37 arrière-petits-enfants et un arrière-arrière-petit-fils.

« Plusieurs d’entre eux sont venus le visiter en demeurant à l’extérieur de la maison et en lui parlant à travers la fenêtre. Ça lui a fait le plus grand bien », confirme sa fille.