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Nouveau mal de tête pour Guy Laliberté

Lune Rouge est l’un des créanciers de Coalision/Lolë

Guy Laliberté
Photo d'archives, PIerre-Paul Poulin Alors qu’il envisage le rachat du Cirque, Guy Laliberté risque de perdre des millions de dollars dans Lolë.

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Le cofondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, pourrait perdre gros dans le cadre des procédures de restructuration de Coalision, la société propriétaire des populaires boutiques et marque de vêtement de yoga Lolë.

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Le Groupe Lune Rouge, la société de portefeuille de Guy Laliberté, figure sur la longue liste des créanciers de l’entreprise en difficulté, avec un manque à gagner de 5 millions $, ou 10 % de l’ensemble des dettes de l’entreprise québécoise aujourd’hui en difficulté.

Acculée à la faillite, Coalision a fait appel aux tribunaux plus tôt cette semaine afin de se prémunir contre tout recours judiciaire de créanciers, en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité. 

Selon les documents préliminaires, préparés par Deloitte, le syndic de faillite au dossier, Coalision a accumulé au cours des années des dettes d’un peu moins de 50 M$, auprès de pas moins de 230 sociétés et individus. 

Lune Rouge et les autres

Les sommes dues à ses centaines d’employés remerciés au Canada et aux États-Unis ne semblent pas encore avoir été considérées ou quantifiées par l’entreprise et ses filiales en difficulté. 

Le président et chef de l’exploitation de Coalision, l’Américain Todd Steele de San Francisco, n’a pas donné suite à notre demande d’entretien à ce propos.  

Lune Rouge compte parmi les quatre principaux créanciers de Coalision, laquelle lui doit la rondelette somme de 5 M$. Outre Guy Laliberté, qui convoite depuis peu le rachat du Cirque du Soleil qu’il a fondé, Lune Rouge est codirigé par Robert Blain, un ancien vérificateur devenu chef de la direction financière du Cirque au début des années 2000.

Les principaux autres créanciers concernés par les troubles de Coalision sont la Banque CIBC, avec 17,2 M$ de manque à gagner, Simon Coalision Investment de San Francisco (15,3 M$) et Pelican II Investment Fund (6,6 M$), une société en commandite dirigée par l’ex-PDG, Bernard Mariette. 

Une faillite possible

Parmi les créanciers non garantis, les sociétés de livraison et logistique paraissent être les plus à risque. Selon les documents disponibles, Coalision aurait omis de payer pour 280 000 $ de factures de UPS et 191 272 $ de C.H. Robinson Worldwide. 

La société immobilière Prime Properties (148 564 $) et Rakuten Marketing (99 105 $) sont aussi parmi celles qui pourraient perdre le plus. 

Il n’a pas été possible de parler avec le syndic. En principe, la société mère de Lolë doit faire une proposition de remboursement à ses créanciers. Si ces derniers la refusent, celle que l’on retrouve derrière les marques Lolë et Paradox pourrait devoir faire faillite.