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Pour un vrai feu vert dans les écoles

retour classe primaire
Photo d'Archives, Simon Clark

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Il faudra que tous les élèves puissent entrer dans leur école au primaire en septembre, sans être restreints par le « deux mètres », pour permettre une rentrée satisfaisante au secondaire. Alors qu’on déconfine presque tous les secteurs d’activité, la santé publique doit ouvrir les vannes pour nos jeunes.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a assuré que les élèves du secondaire pourront retourner en classe cet automne, au moins à temps partiel.

Le dos voûté à son retour au Salon bleu cette semaine, on sentait néanmoins le poids de la complexité de la reprise scolaire pesant sur lui.

Le ministre reste discret sur la question, mais selon nos informations, moins de deux semaines après la fermeture des écoles en raison de la pandémie, son équipe a présenté moult scénarios de reprise des activités qui se sont butés aux autorités de santé publique.

Au gouvernement, on sent une frustration de ne pas avoir pu déployer le retour en classe comme souhaité.

Le fait de ne pas avoir obtenu le feu vert pour permettre une réouverture des écoles primaires à Montréal ce printemps a été dur à avaler.

De plus, pendant près de deux semaines, les enseignants se sont davantage concentrés à préparer une rentrée physique qui ne s’est pas concrétisée, laissant en plan le soutien des élèves à la maison. Les lettres de plaintes se sont multipliées.

Pendant ce temps, tout est déconfiné, du golf aux commerces, en passant par les chalets.

Scénarios testés

Ce week-end, une équipe du ministère de l’Éducation présentera aux experts de santé publique ses scénarios de rentrée automnale en espérant les convaincre de donner leur autorisation.

La réponse pourrait être fournie en 48 heures, mais pourrait aussi se faire attendre pendant plusieurs jours.

Il faudra être fixé au plus tard le 10 juin, pour mettre la rentrée sur les rails, avant le départ pour les vacances.

Selon nos informations, au gouvernement, on ne peut imaginer que la santé publique refusera de permettre une rentrée à 100 % en classe au primaire, étant donné le faible risque pour les jeunes de moins de 12 ans.

On souhaite aussi obtenir le feu vert complet pour le secondaire, mais si ce n’est pas le cas, c’est le scénario d’une présence physique en classe une journée sur deux qui sera retenu.

Cette hypothèse, sortie gagnante d’un vaste sondage mené par la Fédération des comités de parents, est la plus logique à tous les points de vue.

L’idée de faire venir les élèves quotidiennement pour des demi-journées impliquerait le double de transport scolaire, pour les groupes du matin et de l’après-midi, puis une plage d’un peu plus d’une heure seulement pour désinfecter l’ensemble des poignées de porte et des bureaux entre les deux groupes.

Puis, des activités pédagogiques réparties sur une journée, ponctuées de périodes d’éducation physique ou de musique, permettent aussi une optimisation de l’attention des élèves.

Besoin de tous les locaux

Tous les locaux des écoles secondaires seront requis pour accueillir en alternance les groupes réduits, d’où la nécessité que les élèves du primaire, eux, n’y soient plus, et qu’ils soient à 100 % dans leurs écoles, sans distanciation.

Surtout que le gouvernement n’a pas l’intention de demander aux écoles d’abandonner les programmes sport-études ou les activités parascolaires, même en cas de rentrée à temps partiel.

Heureusement, car la vie sociale sportive et culturelle fait partie intégrante des besoins des adolescents.

Si les ados peuvent aller magasiner et faire du camping cet été, il faut qu’ils puissent profiter d’une vraie rentrée, et recommencer à s’épanouir à travers l’école.

Les bulletins   

MARGUERITE BLAIS, CAQ

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Photo Simon Clark

« Je pense qu’il ne comprend pas ce que je viens de dire. » En prenant de haut Harold Lebel mardi, la ministre des Aînés a fait mentir l’adage selon lequel la meilleure défense, c’est l’attaque. La CAQ a beau avoir créé des « zones de climatisation » dans les CHSLD, le péquiste avait raison de demander pourquoi des climatiseurs n’ont pas été installés dans les chambres dans la dernière année.


FRANÇOIS PARADIS, CAQ

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Photo d'archives, Simon Clark

Nous avons louangé maintes fois le président pour le virage transparence qu’il a fait prendre à l’Assemblée nationale. Toutefois, sa proposition de réforme parlementaire est trop timide sur les questions de conciliation travail-famille. Seulement « une réflexion » sur la possible présence de poupons en chambre, alors que c’est déjà permis depuis un moment à Ottawa, pas de halte-garderie, etc.


LISE THÉRIAULT, PLQ, PASCAL BÉRUBÉ, PQ

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Photos d'archives, Simon Clark

La députée libérale d’Anjou a brassé la cage du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en plaidant pour le remboursement des billets d’avion chèrement payés par les consommateurs. La même journée, le chef parlementaire du PQ a fait adopter une motion par l’Assemblée nationale réclamant qu’Ottawa ordonne aux compagnies aériennes de satisfaire la demande des clients.


CAROLINE PROULX, CAQ

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Photo Simon Clark

Peut-être par excès d’enthousiasme, la ministre du Tourisme a lancé : « Partout, on sera heureux d’accueillir des Montréalais », en annonçant la réouverture des terrains de camping. Mais le lendemain, Horacio Arruda rappelait la recommandation de limiter les déplacements interrégionaux, particulièrement pour les Montréalais, pour encore deux semaines. Oups...

En vrac    

Un Red velvet pour le boss !

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Photo courtoisie

Mardi, pour son 63e anniversaire, les employés du premier ministre lui ont offert un gâteau de Ricardo. 


La dureté du... mental

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Photo d'archives, Simon Clark

Malgré le sérieux de l’enjeu, des élus n’ont pu retenir des rires de gamin à la lecture d’une pétition réclamant la gratuité des médicaments pour la dysfonction érectile par Sol Zanetti mardi.

Digne, le solidaire ne s’est pas laissé déconcentrer et a poursuivi sans sourciller.


La citation de la semaine

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Photo Simon Clark

« On n’attend pas en plein mois de février pour installer les calorifères lorsqu’il fait froid. »

— Manon Massé, QS