/sports/soccer/impact
Navigation

Bush a fait un choix rationnel

Le gardien de l’Impact a reçu des offres d’universités américaines pour jouer aussi au basketball

SPO-IMPACT-SPORTING-MLS
Photo d’archives Evan Bush en est déjà à sa 10e saison avec l’Impact.

Coup d'oeil sur cet article

On n’a qu’à voir Evan Bush de près, ou même de loin, pour constater que c’est un athlète. Il a le physique de l’emploi, le genre de gars qui aurait du succès, peu importe le sport, parce qu’il a ça en lui.

Et c’est un peu beaucoup le cas.

L’Américain est désormais un vétéran dans la Major League Soccer, lui qui en est à sa neuvième saison dans le circuit, sa dixième avec l’Impact.

Mais saviez-vous qu’il a aussi été un excellent joueur de basketball au niveau scolaire ?

« J’étais un bon joueur de basket, j’ai eu des offres d’universités certaines me proposant même de jouer au soccer et au basket, mais j’ai dû faire un choix. »

Être pro

Mais ce que Bush voulait plus que tout, c’était vivre de son sport et pour cette raison, il a opté pour le soccer.

« La question était de savoir si je voulais jouer au basket à l’université ou jouer au soccer et avoir la chance d’en faire une carrière professionnelle.

« J’aurais pu faire les deux, mais je voulais aussi me concentrer sur mes études, c’est pourquoi j’ai choisi de ne pratiquer que le soccer. »

Bush est un homme très terre-à-terre et a choisi de respecter la logique en prenant sa décision.

« Ç’a été un choix logique parce que mes perspectives d’avenir étaient meilleures au soccer. De plus, je déteste courir et le basket est un sport où l’on court beaucoup », ajoute-t-il en riant. 

Contre LeBron

Bush est originaire de la banlieue de Cleveland, en Ohio, et a 34 ans. Quel grand joueur de basket est aussi originaire de l’Ohio ? Nul autre que le grand LeBron James, qui vient d’Akron, là où le gardien de l’Impact a justement été à l’université.

« Il traînait parfois sur le campus, mais je ne l’ai jamais croisé. »

Qu’à cela ne tienne, les destins des deux athlètes sont parallèles puisque James est un an plus vieux que Bush. Ils ont donc joué au basketball scolaire à la même époque.

« LeBron a été le joueur de l’année dans l’État à sa dernière saison scolaire. Mais je trouve ça assez cool de savoir que j’ai aussi été dans l’équipe d’étoiles de l’État avec lui cette année-là. »

Bush croit avoir joué contre lui avant d’arriver à l’école secondaire, mais il n’en est pas sûr.

« C’était avant qu’il devienne un gros nom », précise-t-il. 

Bonne décision

Bush assure ne pas regretter d’avoir opté pour le soccer à 18 ans, une décision qu’il a prise après discussion avec ses parents et son futur entraîneur avec les Zips d’Akron, Ken Lolla.

« Quand j’ai choisi Akron, c’était un programme qui se situait dans le

top 25. C’était un bon programme, j’avais la chance de me battre pour une place de partant. C’était à une heure de la maison, alors ça tombait sous le sens. »

Et pourtant, Bush a failli tout quitter pour suivre Lolla à l’Université de Louisville.

« À ma deuxième année, Caleb Porter est arrivé à la barre de l’équipe, j’avais entendu qu’il était arrogant et jeune, c’était vrai. Je n’étais pas intéressé et j’ai pensé suivre mon ancien entraîneur à Louisville, mais en fin de compte, il a attiré d’excellents joueurs et a transformé le programme. »

Akron possédait un bon programme de soccer, mais depuis le passage de Porter, qui a dirigé les Timbers de Portland et qui est maintenant à la barre du Crew de Columbus, les Zips font généralement partie du top 10 de la NCAA.

Cadeau empoisonné

Bush a donc choisi un bon programme, mais la force d’un programme peut parfois compliquer la vie d’un gardien qui aspire à une carrière professionnelle.

« Être gardien à Akron est un peu un cercle vicieux parce que c’est un très bon programme et j’étais parfois trois ou quatre matchs sans recevoir de tirs.

« Ce n’est pas là que j’ai pu me mettre en valeur. Je n’ai pas été repêché et j’ai dû faire mes preuves en passant par la deuxième division. »

C’est ainsi qu’après des séjours avec les City Stars de Cleveland et le Crystal Palace de Baltimore en ULS en 2009 et 2010, il a atterri à Montréal lors de la dernière saison en NASL en 2011 pour ensuite travailler d’arrache-pied pour s’établir dans la MLS.