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Gagnon-Laparé attend la reprise

Le Québécois a eu le temps de jouer un seul match à Saint Louis avant la suspension des activités

Jeremy Gagnon-Lapare
Photo d’archives Jérémy Gagnon-Laparé a amorcé sa carrière avec l’Impact avant de faire un crochet en France pour ensuite revenir en Amérique du Nord.

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Jérémy Gagnon-Laparé n’a que 25 ans, mais il possède déjà un bagage enviable dans le monde du soccer en ayant joué aux quatre coins de l’Amérique du Nord et même en Europe.

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Petite histoire rapide. Le joueur de Magog a signé un premier contrat professionnel avec l’Impact alors qu’il n’avait que 19 ans, en 2014.

Ayant peu joué et estimant mériter du temps de jeu, il a choisi de s’exiler en Europe en 2017, où il a joué avec l’AS Vitré en quatrième division française en 2017 et 2018. Il est ensuite rentré au pays pour jouer deux saisons avec le Fury d’Ottawa en USL pendant deux saisons.

La fin des activités de l’équipe a changé le cours de sa vie professionnelle. Il a ensuite décroché un contrat avec le Saint Louis FC, toujours en USL.

Renouvellement

Pourtant, le sympathique athlète semblait en voie de rester dans la capitale canadienne en 2020.

« Ottawa a fermé les livres et à ce moment-là, j’étais en discussion pour signer avec l’équipe pour la saison suivante puisque ça s’était bien passé lors de mes deux premières saisons.

« La nouvelle est tombée un peu de nulle part et il a fallu que je me retourne de bord avec mon agent. »

La formation ottavienne est revenue à la vie sous la forme de l’Atlético Ottawa en Première ligue canadienne, mais l’arrière gauche a pris une autre direction.

Discussion

L’union entre Gagnon-Laparé et le Saint Louis FC est vite tombée sous le sens pour l’Estrien.

« Dès que mon agent m’a dit que Saint Louis était intéressé, j’ai eu une discussion avec le coach qui n’est maintenant plus là.

« C’était surtout une discussion humaine sans parler du sport. Il voulait savoir quel genre de personne j’étais. C’était une belle discussion honnête et j’ai trouvé ça rafraîchissant parce que ce n’est pas quelque chose qu’on voit souvent. »

Gagnon-Laparé a aussi constaté que l’équipe, qui a raté les séries l’an dernier, a pris les moyens pour aller de l’avant.

« Quand j’ai vu les additions qu’ils faisaient à l’équipe, j’ai réalisé qu’ils étaient sérieux et que c’était intéressant de signer là.

« Je pense qu’on a une équipe complète qui pouvait aspirer à des choses sérieuses cette saison. C’est un groupe dans lequel c’est plaisant de vivre, les personnalités se complètent bien. »

Au travail

Le Québécois a pris la direction de Saint Louis en janvier et n’est pas revenu au Québec depuis.

« Il y a eu des moments où je me posais la question, mais franchir la frontière peut entraîner des complications et je ne voulais pas être dans une situation où je n’aurais pas pu honorer mon contrat, qui stipule que si l’entraînement obligatoire reprend, je dois être dans mon marché. »

Et justement, après n’avoir joué qu’un match avant la suspension des activités, le Saint Louis FC fait partie des équipes qui ont pu reprendre l’entraînement.

« Ça dépend des équipes et où elles sont situées. À Saint Louis, on peut s’entraîner en petits groupes trois fois par semaine avec un maximum quatre joueurs. »

Intérêt pour la PLC

Quand il s’est retrouvé devant un moment d’incertitude, Gagnon-Laparé avoue qu’il a songé à prendre le chemin de la Première ligue canadienne.

« Quand Ottawa a annoncé la fin des opérations, la Première ligue canadienne était une solution de rechange simple, mais comme je venais de jouer deux saisons en USL, l’intérêt est venu plus vite de là. »

Mais il est loin d’écarter la possibilité de se joindre au circuit canadien dans les prochaines années.

« Je suis la PLC, je connais plusieurs joueurs qui y en font partie et c’est une ligue qui grandit vite et qui va devenir encore plus intéressante dans un avenir rapproché.

« C’est une des portes que je me garde ouverte, tout comme la MLS, que je ne peux pas écarter. »