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Québécois sous le choc aux États-Unis

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L’embrasement qui chauffe les États-Unis depuis l’homicide de George Floyd à Minniapolis au Minnesota, il y a une semaine, place des Québécois qui vivent en sol américain devant les vives tensions raciales chez nos voisins du sud.

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« Je peux vous dire que ce que j’ai vu, sur vidéo, c’était vraiment... le cœur m’a tombé. J’ai des frissons dans le corps au complet », laisse tomber Deitan Dubuc, sergent depuis trois ans au sein de la police de Minneapolis.  

L’ancien footballeur professionnel précise qu’il ne se prononce pas au nom de son employeur.

« Du racisme, il y en a au Canada, il y en a à Montréal. Mais c’est beaucoup plus répété aux États-Unis que dans d’autres pays. De le voir et de le vivre, on peut comprendre la haine et la frustration [des Américains] », observe Benjamin St-Juste, un étudiant-athlète de l’Université du Minnesota.

De l’huile sur le feu

L’ancienne chroniqueuse culinaire au Journal Andrea Jourdan exploite un restaurant près de Palm Beach, en Floride. Elle observe que plusieurs manifestations, se sont tout de même bouclées pacifiquement. 

« [...] Quand les gens de la télé locale commencent à utiliser des mots comme “guerre civile”, les gens commencent à être pas mal plus nerveux », s’inquiète-t-elle. 

Pendant que le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, tentait de calmer le jeu, hier, en déclarant que le « racisme systémique doit être éliminé », le président Trump en a ajouté en classant les « Antifas » comme une organisation terroriste, au même titre que l’État islamique. 

« La question raciale demeure le plus grand malaise de ce pays. [...] On est incapable de résoudre cette question-là », juge Ginette Chénard, coprésidente de l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand, peu optimiste qu’un réel changement découle de cette crise.