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Steve Yzerman lance un message clair aux Red Wings

Steve Yzerman lance un message clair aux Red Wings
AFP

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Comme les six autres équipes exclues du portrait des séries, les Red Wings de Detroit se trouvent complètement devant le néant.

Recommenceront-ils à jouer en novembre? Seulement en décembre? Ou encore pire, en janvier?

Chose certaine, la jeune équipe de Detroit demeurera inactive pendant des mois, elle qui a disputé son dernier match le 10 mars, soit deux jours avant l’arrêt total des activités dans la Ligue nationale de hockey (LNH) en raison de la pandémie mondiale de COVID-19.

Dans ces circonstances particulières, il peut être difficile pour certains joueurs de rester motivés. Mais attention au relâchement! Steve Yzerman les a mis en garde: c’est leur devoir de demeurer dans une forme optimale et d’améliorer certains aspects de leur jeu.

«Cette longue période sans match nous permettra de savoir qui veut vraiment être un joueur de hockey professionnel, a martelé le directeur général des Red Wings dans des propos publiés dimanche par le site officiel de la LNH. La responsabilité incombe aux joueurs.

«Ceux qui travaillent fort pour devenir meilleurs vont y arriver. Nous serons là pour les aider et leur offrir les ressources pour y parvenir. Par contre, pour les joueurs moins motivés, ils n’ont jamais eu autant de raisons que maintenant de ne rien faire pour s’améliorer.»

L'exemple Larkin

L’entraîneur-chef Jeff Blashill partage la même opinion qu’Yzerman.

«C’est une question de volonté, a-t-il affirmé. Les joueurs doivent toujours être motivés. C’est ce que font les meilleurs. Les prochains mois nous démontreront quels joueurs sont les plus déterminés du groupe.»

Déjà, l’attaquant Dylan Larkin, qui récupère d’une blessure, montre l’exemple à ses coéquipiers en s’entraînant sans relâche.

«Je veux m’assurer de devancer tout le monde lorsque le hockey reprendra. C’est pour ça que je m’entraîne autant présentement pendant que d’autres joueurs restent les bras croisés à la maison par manque de motivation dans ce climat d’incertitude.

«Personnellement, je compte profiter de ces semaines supplémentaires pour gagner en force et en explosivité. C’est certes décevant de ne pas jouer, mais il faut voir les choses de manière positive: tu as davantage de temps pour modifier ton corps.»

Un petit piège

Par contre, rien ne peut remplacer une séance collective d’entraînement sur glace, encore moins des matchs.

«Le hockey se joue à un rythme très élevé. C’est un sport chaotique où beaucoup de choses se passent en même temps sur la glace. Si tu n’expérimentes pas ça pendant une longue période, tu n’entraînes plus ton corps à prendre de telles décisions rapidement.

Comme Larkin, Blashill retient aussi du positif de la situation.

«Ça offre davantage de temps aux joueurs pour récupérer. Pour les entraîneurs, nous pourrons plus peaufiner notre système de jeu. C'est ce que nous allons devoir examiner, et c'est ce qui va être vraiment important pour nos jeunes joueurs.»

Les Ducks d’Anaheim, les Sabres de Buffalo, les Kings de Los Angeles, les Devils du New Jersey, les Sénateurs d’Ottawa et les Sharks de San Jose sont les autres équipes dans le même bateau que les Wings.