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Un parcours plein d’inconnues pour Anne-Catherine Tanguay

Future maman, la golfeuse originaire de Sainte-Foy prépare déjà sa prochaine saison

Photographiés vendredi dernier au club de golf Lorette, Jean-Hubert Trahan et Anne-Catherine Tanguay attendent impatiemment l’arrivée de leur premier enfant, qui marquera une nouvelle étape dans la vie du couple.
Photo Didier Debusschère Photographiés vendredi dernier au club de golf Lorette, Jean-Hubert Trahan et Anne-Catherine Tanguay attendent impatiemment l’arrivée de leur premier enfant, qui marquera une nouvelle étape dans la vie du couple.

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La golfeuse Anne-Catherine Tanguay aura une nouvelle adepte, et non la moindre, dans quelques semaines. Ayant mis sa carrière en veilleuse l’automne dernier pour se ressourcer mentalement et physiquement, elle trouvera bientôt son bonheur quotidien à travers la naissance de sa petite fille, prévue en juillet.

 Tanguay et son mari, Jean-Hubert Trahan, qui est aussi son caddie en temps normal, caressaient le rêve de fonder une petite famille depuis un moment déjà. L’année sabbatique de la joueuse de 29 ans est venue en quelque sorte accélérer les choses.

 « C’était dans nos plans, mais tu ne sais jamais. Tu ne sais jamais quand ça va arriver », a-t-elle relaté en entrevue avec Le Journal au club de golf Lorette, la semaine dernière, où elle ressortait ses bâtons pour la première fois depuis le début de sa pause.

 À quelques pas d’elle, son complice de tous les jours écoutait attentivement ses réponses. L’homme de 31 ans était fin prêt à ajouter l’ultime chapeau qui lui manquait aux côtés de sa douce, qu’il a épousée en septembre dernier. En attendant d’être officiellement papa, il entraîne les jeunes de l’Académie Fred Colgan dans la région de Québec.

 « J’ai vraiment hâte. Quand je suis allé au Masters il y a un an et demi, j’avais acheté des petites affaires de bébé. Le golf fera partie de sa vie, mais elle décidera si elle veut jouer ou non ! » a-t-il lancé en riant. Le couple a même pu se faire la main en gardant régulièrement leur filleule de 18 mois, la fille de la sœur d’Anne-Catherine, dans les dernières semaines.

Pas la première

 Si Anne-Catherine Tanguay se réjouit de l’arrivée de celle dont le prénom n’a toujours pas été déterminé, cela ne signifie pas pour autant qu’elle met une croix définitive sur sa carrière, qui l’a amenée à participer à 46 tournois sur le circuit de la LPGA depuis 2013, incluant ses deux saisons complètes en 2018 et en 2019. Des blessures au dos et à l’épaule l’avaient ralentie lors de ce dernier épisode. 

 S’inspirant d’athlètes qui sont revenues au jeu après le passage de la cigogne, la golfeuse originaire de Sainte-Foy entend bien refouler les verts dans l’avenir. Selon les règlements de la LPGA, elle pourra se prévaloir de son statut conditionnel jusqu’à deux ans après la date de l’accouchement, délai qui pourrait être prolongé en raison de l’arrêt des activités causé par la pandémie de COVID-19.

 « Dans mon échéancier, je me disais qu’un retour pourrait avoir lieu au plus tôt en 2021 et au plus tard en 2022, mais avec la pandémie, ça se peut que ça repousse les choses un peu, comme [le fait] de voyager avec le bébé.

 «On ne sait pas ce qu’on fera pour la logistique. Il y en a plusieurs [des joueuses sur le circuit] qui le font [voyager avec leur enfant] et j’ai déjà parlé avec les autres mères sur le circuit», a-t-elle expliqué.

Une chose est sûre, son mari et elle pourraient vaquer à leurs occupations sur les allées sans se soucier de bébé puisque le meilleur circuit de golf féminin au monde accommode ses joueuses revenant de leur congé de maternité en mettant à leur disposition un service de gardiennage sur le site des tournois.

 «Juli Inkster [NDLR gagnante de sept tournois majeurs pendant sa carrière] a eu trois enfants et il n’y avait pas beaucoup de moyens dans ce temps-là. Aujourd’hui, on est équipés avec la garderie et on est plus outillés pour concilier la vie familiale avec le travail», a mentionné celle dont le meilleur résultat en carrière a été une 11e place à la Classique Shoprite en juin 2019.

Active

Tanguay a d’ailleurs pris soin de son corps pendant sa grossesse afin que la marche ne soit pas trop haute à franchir si elle choisissait de renouer officiellement avec la compétition. Et à l’exception de précautions d’usage, la pandémie ne lui a pas causé de stress inutile, a-t-elle assuré. 

«Tu le sais [que ton corps va changer] et tu l’acceptes que tu vas donner la vie et que ce sont des changements qui sont normaux. Mais c’est plus au niveau de mes activités et de mes entraînements. Tu es plus limitée [...] Dans mon yoga, il y a plusieurs choses que je ne peux pas faire. J’ai continué à m’entraîner en studio, puis ensuite de la maison avec les cours en ligne à cause de la pandémie. Je suis restée active.»