/news/green
Navigation

Beaucoup d’eaux usées jetées dans les rivières

L’étalement urbain et le piètre état des installations pointés du doigt

Coup d'oeil sur cet article

Encore 70 % des municipalités du Québec contaminent toujours les rivières et le gouvernement tarde à faire de l’assainissement des eaux une priorité, déplore un organisme.

« Ce qu’on souhaite, c’est que le monde se mette en marche pour régler le problème. Actuellement, on est dans l’immobilisme complet », souligne le président de la Fondation Rivières, Alain Saladzius.

  • Écoutez l'entrevue d'Alain Saladzius avec Geneviève Pettersen à QUB Radio:

L’organisme a récemment dressé le bilan de trois ans d’utilisation de 130 systèmes municipaux d’assainissement des eaux, et en arrive notamment à la conclusion qu’en 2018 seulement, il y a eu 53 645 surverses d’eaux usées au Québec. 

Dépassements énormes

« Ces dépassements sont tels qu’en 2018, 62 stations d’épuration ont dérivé plus de 21 millions de mètres cubes d’eaux usées non traitées dans l’environnement, soit près de trois fois ce que Montréal avait déversé dans le fleuve en 2015 dans ce qu’on avait qualifié de “flushgate” », indique la fondation.

M. Saladzius identifie entre autres l’étalement urbain et la désuétude des installations comme causes de cette pollution. 

Il s’explique mal que le gouvernement autorise des développements résidentiels sans que les capacités des égouts soient systématiquement ajustées en conséquence.

Concertation 

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) a rappelé par courriel que l’aide gouvernementale peut atteindre 95 % pour les stations d’épuration et affirme qu’il y a de l’accompagnement disponible pour les municipalités qui ne sauraient plus où donner de la tête.

Tant le ministère de l’Environnement que le MAMH affirment travailler ensemble, contrairement à ce qui est avancé par l’organisme.

« À notre arrivée, on a remarqué qu’il y avait beaucoup de travail à faire. Nous essayons de prioriser là où les besoins sont les plus urgents », a indiqué par courriel le bureau du ministre de l’Environnement, Benoît Charrette.