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Canoë kayak: le Canada se retire du mondial

Pierre-Luc Poulin
Photo d'archives, Canoe Kayak Canada Pierre-Luc Poulin n’est pas tombé en bas de son kayak quand il a appris la nouvelle.

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Canoë Kayak Canada a annoncé lundi soir sa décision de ne pas envoyer d’équipes nationales au championnat mondial qui est toujours à l’horaire du 23 au 27 septembre à Szeged en Hongrie, en raison de la pandémie de COVID-19.

Canoë Kayak Canada n’a pas attendu la décision de la Fédération internationale de canoë (ICF) avant de trancher.

L’organisme canadien avait prévenu les athlètes que sa décision tomberait le 1er juin.

« Les conseils de la communauté médicale ont été notre point de départ et nous n’avons pas franchi cet obstacle en matière de déplacement des équipes à l’étranger », a mentionné par voie de communiqué le directeur technique Graham Barton pour expliquer la décision.

« Nous gardons la porte ouverte pour le moment à tenir des compétitions au Canada à l’automne même s’il s’agirait d’événements virtuels ou régionaux. »

Pas surpris

Pierre-Luc Poulin n’est pas tombé en bas de son kayak quand il a appris la nouvelle.

« J’aurais adoré aller en Europe pour le mondial, mais je ne vois aucune autre décision que celle-là », a souligné le kayakiste de Lac-Beauport membre de l’équipage de K-4 1000m.

« Je fantasmais à l’idée d’avoir une chance de me tester en course en 2020, mais la réalité était que ce n’était pas une bonne option pour la sécurité. Mon côté rationnel l’a emporté sur le désir de compétitionner. Je savais que nos chances d’y aller étaient minimes. »

« Ça fait mal d’avoir zéro course en 2020, mais je n’ai pas l’impression de rater quelque chose de gros », de poursuivre Poulin qui a repris l’entraînement le 20 mai.

« En cette année olympique, le mondial aurait regroupé uniquement les épreuves qui ne sont pas présentes aux Jeux. La motivation ne sera pas un problème. Si je veux aller vite en 2021, je dois aller relativement vite en 2020. Je veux garder la vitesse de croisière que j’ai depuis mon retour sur l’eau il y a deux semaines. »

La question des brevets

L’incertitude concernant les essais nationaux qui pourraient avoir lieu la fin de semaine du 26 septembre titille un peu plus Poulin.

« On pensait que le dossier des brevets allait être réglé en même temps que la décision de participer ou pas au mondial. Ça va être plus difficile pour les athlètes qui ne profitent pas d’un environnement propice à l’entraînement de jouer leur brevet à l’occasion des essais en septembre. C’est mettre beaucoup de stress sur les athlètes en période de pandémie. L’obtention d’un brevet ou pas peut faire ou défaire une carrière. »