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Labeaume promet «qu’on va s’organiser pour que ça marche»

Régis Labeaume se veut rassurant

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Même si la côte d’Abraham passera, en 2026, de quatre à trois voies automobiles, Régis Labeaume promet « qu’on va s’organiser pour que ça marche et que ce soit le plus fluide possible ».

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« Il y a 400 mètres, là. On n’a pas fini de planifier. Il y a un petit bout où il y a trois voies. On travaille là-dessus pour s’assurer qu’il y ait le plus de voies dans le sens du trafic, le matin et le soir », a fait savoir Régis Labeaume, lundi en fin d’après-midi, en marge d’un point de presse. 

Le maire de Québec n’a pas exclu la possibilité qu’une des trois voies restantes soit réversible, c’est-à-dire qu’elle soit utilisée en direction sud le matin et vers les banlieues lors de l’heure de pointe de l’après-midi. « Les solutions s’en viennent. Attendez. On va trouver des solutions », a-t-il promis. 

Lundi, Le Journal révélait qu’à compter de 2026, les automobilistes qui partiront de la colline Parlementaire pour se diriger vers le nord de Québec perdront une voie de circulation sur la côte d’Abraham.

La voie réservée actuellement aux bus et aux taxis du lundi au vendredi – entre 7 h et 17 h 30 – disparaîtra ainsi du paysage.

Pas de guerre à l’automobile 

Lundi, le conseiller municipal de Démocratie Québec, Jean Rousseau, a pris le contre-pied du chef de Québec 21, Jean-François Gosselin.

« Ce n’est pas une guerre à l’automobile, a juré M. Rousseau. Avec trois corridors qui seront réservés aux automobilistes plutôt que deux et avec le volume de circulation qu’on a là, je ne crois pas que ça va poser problème. »

Ce dernier considère que les deux voies actuelles réservées au transport en commun – soit une dans chaque direction – ne doivent pas être incluses dans la comparaison, car les automobilistes ne peuvent de toute façon pas les emprunter en cours de journée. 

Alléger la congestion

Raisonnement semblable chez Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables. Il a signalé que l’ajout d’un réseau structurant de transport en commun donnera davantage d’options aux citoyens de Québec et qu’il permettra d’alléger la congestion automobile. 

« On ajoute une voie de circulation pour rentrer dans la ville. Il va y avoir deux voies de circulation automobile, en tout temps, pour monter au centre-ville. Je trouve même que c’est trop de voies automobiles qui rentrent vers le centre-ville. À la limite, on pourrait dire quasiment que c’est la guerre au transport en commun », a-t-il mentionné. 

Au CAA-Québec, le porte-parole Pierre-Olivier Fortin a noté que « l’arrivée d’un système de transport collectif digne de ce nom va impliquer des changements d’habitudes chez beaucoup de gens. Peut-être que ça va être plus dérangeant dans certains quartiers ou pour certaines personnes ».