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Émilie Perreault : un appel à l’espoir pour les artistes

Émilie Perreault : un appel à l’espoir pour les artistes
COURTOISIE/ICI ARTV

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MONTRÉAL – Malgré quelques annonces optimistes du ministère de la Culture, lundi, plusieurs artistes affirment demeurer dans le néant quant à la reprise de leurs activités. Aussi désemparée qu’eux en tant qu’avide consommatrice d’art, l’une de leurs plus fidèles alliées, la journaliste culturelle Émilie Perreault, en appelle toutefois à la patience et à l’espoir. 

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Chaque chose en son temps, estime sagement l’animatrice de «Faire œuvre utile».

«J’ai plus d’espoir que d’inquiétude. Il faut juste accepter l’incertitude. Et, s’il y a des gens qui sont souvent dans l’incertitude, ce sont bien les artistes», signale Émilie Perreault, compatissante, en entrevue.

L’art comme soupape

La collaboratrice de «Cette année-là», qui a couvert la culture comme reporter tant à la radio (98,5) qu’à la télévision (TQS, ICI ARTV) depuis près d’une quinzaine d’années, a fait de la valorisation de l’art sa mission professionnelle. Dans «Faire œuvre utile», elle démontre comment des œuvres visuelles, télévisuelles, théâtrales, musicales, littéraires et autres ont eu un impact positif dans la vie de personnes vulnérables, ébranlées ou simplement inspirées par une personnalité en particulier.

Bouleversée de se trouver à l’aube d’un été sans festivals pour la première fois de sa vie, Émilie Perreault demeure néanmoins optimiste pour la renaissance de l’industrie culturelle lorsque se dissipera le gros nuage noir de la COVID-19.

«C’est sûr que, comme personne qui adore aller voir des spectacles, ça donne le vertige, concède-t-elle. On se demande à quel moment on pourra être à un endroit et applaudir tous en même temps. Mais, des fois, je me dis qu’il faut être privé de quelque chose pour se rendre compte à quel point on aime ça. Je pense que l’été qu’on va vivre nous permettra de l’apprécier encore plus l’an prochain.»

Émilie constate avec bonheur à quel point la culture a été une soupape pour plusieurs aux débuts de la pandémie.

«J’ai l’impression que ç’a été la bouée de sauvetage de beaucoup de gens : écouter de la musique, regarder des films et des séries, lire des livres... Je sais que certains ont de la difficulté à se concentrer, parce que c’est vrai que la situation est un peu anxiogène, mais c’est comme si, tout à coup, la culture était devenue encore plus utile.»

Besoin de l’art

Mais, pas d’urgence à ses yeux, elle qui plaide être «dans l’équipe de la patience». Certes, elle voudrait bien que le milieu culturel soit sauvé d’un claquement de doigts, mais la situation de pandémie que l’on vit est sans précédent, rappelle-t-elle.

Elle espère néanmoins que la crise incitera le public à consommer davantage l’art local, désormais, et que la générosité dont font présentement preuve beaucoup d’artistes ne culminera pas en une forme de paresse chez le spectateur.

«Je comprends que les artistes se plaignent un peu du bénévolat qu’ils doivent faire en ce moment. Il ne faut pas penser qu’à partir de maintenant, on n’aura plus besoin d’aller dans une salle de spectacle parce que l’artiste n’a qu’à sortir sur son balcon, et que c’est équivalent. Moi, comme fille qui adore les arts, la prestation d’Alfa Rococo sur son balcon, dans Rosemont, m’a fait du bien. J’ai adoré leur spectacle, mais c’est sûr que j’ai vraiment plus hâte d’aller les voir aux Francos! Je pense que c’est une bonne période pour prendre conscience à quel point on a besoin de l’art, et j’espère que les citoyens feront aussi leur bout de chemin à ce niveau.»

La première saison de «Faire œuvre utile» est en rediffusion à ICI Radio-Canada Télé le samedi, à 14 h. La deuxième saison, qui met en vedette Guylaine Tremblay, Louis-José Houde, Alexandra Stréliski, Tire le coyote, Sophie Cadieux, Denis Villeneuve, David Goudreault et Alexia Bürger, entre autres, sera diffusée à la même antenne à compter du 15 août, après une première présentation à ICI ARTV l’automne dernier.

Émilie Perreault fignole par ailleurs, avec Monic Néron, le documentaire «La parfaite victime», en soutien aux victimes d’agressions sexuelles. Ses balados «Pourquoi Julie?» et «Salut, ça va?» peuvent toujours être écoutées sur QUB et Apple, entre autres plateformes.