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Le PQ en veut plus pour mieux protéger les lanceurs d’alerte

Le leader parlementaire du PQ Martin Ouellet
Photo d'archives, Simon Clark Le leader parlementaire du PQ Martin Ouellet

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Insatisfaite d’un rapport déposé par le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, l’opposition péquiste craint que l’histoire vécue par l’agronome Louis Robert se répète si le gouvernement caquiste ne protège pas mieux les sonneurs d’alerte.

En formulant ses propres recommandations sur la mise en œuvre de la Loi facilitant la divulgation d’actes répréhensibles à l’égard des organismes publics, M. Dubé a écarté plusieurs recommandations faites en décembre dernier par la Protectrice du citoyen, a constaté le leader parlementaire du Parti Québécois, Martin Ouellet.

M. Ouellet reproche plus particulièrement à M. Dubé de ne pas avoir prévu de sanction pour les dirigeants d’organismes publics qui omettraient de protéger la confidentialité d’un lanceur d’alerte.

«La CAQ dit tout simplement non à une façon de pouvoir mieux protéger les lanceurs d'alerte. [...] On ne comprend pas», considère M. Ouellet.

L’affaire Louis Robert

Le député péquiste de René-Lévesque aurait aussi aimé que la protection des lanceurs d’alerte soit inscrite dans la Loi sur les normes du travail, comme le recommandait la Protectrice du citoyen, mais ce ne semble pas être le cas.

«On semble vouloir rejouer dans [le] même film qu’on a vu avec Louis Robert», regrette M. Ouellet.

Il y a un an, la Protectrice du citoyen avait publié un rapport dévastateur sur l’affaire Louis Robert, un fonctionnaire du ministère de l’Agriculture qui avait été congédié après avoir dénoncé l’ingérence du privé dans la recherche sur les pesticides.

M. Robert, qui a depuis eu droit aux excuses publiques du premier ministre François Legault, a finalement pu réintégrer son emploi en août dernier.

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