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Les privilèges des Blancs

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Les minorités visibles sont particulièrement victimes de la COVID-19. Aux échecs, aucun règlement ne stipule que les pions blancs permettent d’avancer plus rapidement et de gagner. C’est pourtant le cas sur l’échiquier de la vie.

Montréal-Nord est l’un des quartiers les plus infectés par la COVID-19. À Toronto, le taux d’hospitalisation en lien avec le virus est disproportionné dans les communautés issues de l’immigration.

Selon une analyse du Bureau national des statistiques britannique, les personnes noires ont 4,2 fois plus de risques de mourir de la COVID-19 que les individus blancs.

Les personnes racisées sont en première ligne. Ils occupent des postes qui mettent en péril leur santé en temps de pandémie, dans les CHSLD par exemple. Il en résulte une propagation plus importante du coronavirus dans les quartiers où vit une forte proportion d’immigrants.

La crise sanitaire met en lumière des disparités raciales inacceptables.

Avantagés sans le savoir

Je n’ai pas peur que ma famille ait plus de risques de mourir de la COVID-19 ou qu’on me refuse un logement parce que mon nom ne sonne pas québécois. Je ne vis pas dans la peur de me faire tuer par un policier.

La première étape de ma prise de conscience de la réalité des personnes racisées, c’est de comprendre que le système avantage ceux, comme moi, qui ont la peau blanche.

Si on reste les bras croisés devant les injustices raciales, 22 % de la population canadienne risque davantage de se retrouver échec et mat.

J’invite les personnes blanches à ne plus tenir pour acquis leurs privilèges et à utiliser leur position pour renverser ces iniquités qui perdurent depuis trop longtemps.

Dénonçons, intervenons quand nous sommes témoins d’actes racistes. C’est notre devoir.

Nous avons le pouvoir de contribuer à l’élaboration d’un monde égalitaire.

Il est temps que tous les humains aient les mêmes chances de gagner au jeu de la vie.