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Racisme: l’émouvant message de Patrice Bernier

Patrice Bernier
Photo d'archives, Agence QMI Patrice Bernier

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La récente mort de George Floyd, un homme noir de 46 ans asphyxié par un policier blanc à Minneapolis, a choqué le monde entier.

Depuis, plusieurs villes américaines sont à feu et à sang. Des protestations éclatent aux quatre coins de l’Amérique.

L’ancien capitaine de l’Impact de Montréal, maintenant entraîneur adjoint à Thierry Henry, Patrice Bernier, est bien placé pour témoigner des injustices raciales.

«Depuis que ça s’est produit, j’ai eu un moment de réflexion. Je me suis dit que dans ma jeunesse, j’ai eu Rodney King, a confié Bernier lors de l’émission "Dave Morissette en direct", lundi, sur les ondes de TVA Sports. À ce moment, tu te dis que c’est un événement et nous n’étions pas à l’ère des réseaux sociaux alors on ne pouvait pas entendre (parler) de chaque situation qui arrivait de brutalité policière ou de racisme.

«Là, on dirait qu’on en voit de plus en plus. Là, [l’histoire] de George Floyd est la goutte qui a fait déborder le vase.»

Bernier a vécu plusieurs événements dans sa jeunesse et récemment, qui l’ont marqué à jamais. Il a d’ailleurs publié sur son compte Instagram un message de Nelson Mandela, dont l’oeuvre se résume au combat qu’il a mené contre l’apartheid et les inégalités raciales en Afrique du Sud.

«On en parle. C’est difficile, car quand tu es quelqu’un de couleur, tu le vis, a-t-il continué. Tout le monde l’a vécu différemment, tout le monde a eu du profilage racial. Des fois, tu sens que tu ne dois pas en parler, car tu ne veux pas démontrer que tu es une victime, tu ne veux pas qu’on utilise ça en disant que c’est un prétexte. Mais là, on le voit et tout le monde est tanné.

«Ce que j’applaudis, ce sont les gens qui manifestent en marchant et où on veut passer un message et non pas ceux qui font du grabuge.»

Toutefois, pour l’ex-numéro 8, il y a une solution.

«On combat quelque chose comme la COVID, qu’on ne contrôle pas, a-t-il analysé. Mais le racisme est très présent, c’est un fléau que nous, on peut contrôler. Et ça, ça vient avec l’éducation, car l’ignorance est là.»