/opinion/columnists
Navigation

Sondage Léger–Le Journal: un sérieux avertissement pour le maire Labeaume

Coup d'oeil sur cet article

La tâche de convaincre les citoyens des avantages du Réseau de transport structurant était déjà titanesque pour le maire Labeaume et son équipe, mais la pandémie n’avait pas encore dit son mot.

Les résultats de ce sondage démontrent clairement que la période de flottement engendrée par cette pandémie fragilise encore les appuis envers le projet de tramway-trambus à Québec.

À cet égard, la différence entre Québec et Montréal est frappante. 

  • Écoutez l'entrevue de Karine Gagnon avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:

On ne le répétera jamais assez, mais Québec est la seule ville canadienne de 500 000 habitants et plus à ne pas s’être encore dotée d’un réseau de transport structurant.

La culture du transport en commun n’a pas été encouragée par un réseau de transport déficient et désuet. À peine un peu plus de 10 % des gens l’utilisent, ce qui limite le bassin d’adeptes convaincus.

Par conséquent, il faut être encore plus persuasif, avant-gardiste et proactif pour convaincre.

Ce ne sont pas ces mots qui viennent en tête lorsqu’on doit qualifier la gestion des communications pour le projet par son maître d’œuvre, la Ville de Québec. 

Cette gestion s’est effectuée selon le mode « trop peu, trop tard », ce qui a très certainement contribué à l’effritement des appuis. 

À titre comparatif, en juin 2010, un sondage Léger-Le Journal révélait que pas moins de 73 % des gens de Québec étaient favorables à l’implantation d’un réseau de tramway.

Chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans, cet appui grimpait à 86 %. 

Culture bien implantée 

Au contraire, à Montréal, le transport en commun fait partie des habitudes immuables. Le seul objectif consiste, pour l’avenir, à l’améliorer. On voit grand.

C’est précisément la consigne qu’avait reçue Régis Labeaume de la part du premier ministre Couillard, en 2018, lequel souhaitait faire entrer Québec dans la modernité au niveau du transport collectif. 

Le maire devra redoubler d’efforts afin de rappeler les avantages du projet, notamment pour les banlieues.

La situation de flottement ne durera pas, que ce soit grâce à l’arrivée d’un vaccin ou à la disparition du virus. Mais le maire ne doit pas prendre pour autant ces résultats à la légère. Il doit les percevoir comme d’autres importants signaux d’alarme.