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La présumée victime de Boisclair protégée

L’ex-politicien est accusé d’agression sexuelle armée

André Boisclair s’est présenté au poste de police vendredi dernier à Montréal.
Photo d’archives André Boisclair s’est présenté au poste de police vendredi dernier à Montréal.

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Le dossier d’agression sexuelle armée contre l’ancien politicien André Boisclair a été présenté à la cour une première fois mardi matin, afin d’interdire la publication du nom de la victime présumée. 

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La demande présentée par la Couronne au palais de justice de Montréal a rapidement été accordée, si bien qu’il est dorénavant interdit de révéler l’identité de la personne qui aurait été agressée sexuellement par Boisclair, en janvier 2014.

D’habitude, ce genre de demande est faite lors de la première comparution. Or, dans ce cas-ci, la poursuite a jugé bon de devancer la requête, puisque le dossier ne reviendra pas à la cour d’ici la mi-juillet. 

Boisclair, 54 ans, était absent de la salle d’audience, tout comme son avocat. 

La semaine dernière, l’ancienne étoile de la politique avait causé une onde de choc lorsqu’un mandat d’arrestation visé avait été lancé contre lui pour des crimes sexuels qui seraient survenus à Montréal, juste après la fin de son mandat comme délégué général du Québec à New York.

Autre personne impliquée

Le lendemain, Boisclair s’était présenté dans un poste de police afin de faire prendre ses empreintes digitales ainsi que sa photo d’accusé. Il y est resté un peu plus de trois heures et n’a fait aucune déclaration en quittant les lieux.

Le mandat indiquait également qu’il aurait commis l’agression sexuelle avec une arme, ainsi qu’avec la participation d’un tiers non identifié.

Questionné à la sortie de la salle d’audience, le procureur n’a pas voulu donner de détails sur cette personne.

« Actuellement, il n’y a pas d’accusation portée contre qui que ce soit d’autre », s’est contenté de dire Me Luc Pagé.

S’il est déclaré coupable, Boisclair risque un maximum de 14 années d’incarcération, ainsi qu’une inscription au registre des délinquants sexuels.

L’ancien chef du Parti québécois a démissionné vendredi de son poste de PDG à l’Institut de développement urbain du Québec, qu’il occupait depuis 2016.