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Pas d’amélioration malgré le passage d’un président noir

Pas d’amélioration malgré le passage d’un président noir
AFP

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Les huit ans de présidence de Barack Obama aux États-Unis n’ont pas aidé à réduire le racisme qui règne chez nos voisins du sud, selon des spécialistes qui craignent une escalade des tensions.

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« Si Martin Luther King vivait encore aujourd’hui, je crois qu’il dirait : “I still have a dream” [J’ai encore un rêve] », commente Charles-Philippe David, président de l’Observatoire sur les États-Unis et fondateur de la Chaire Raoul-Dandurand.

Le professeur de sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) fait référence au célèbre discours « I have a dream » (J’ai un rêve), du militant pacifique pour l’amélioration des droits civiques de la communauté afro-américaine, prononcé en 1963.

Pas d’évolution

Depuis plus d’une semaine, des manifestations et émeutes éclatent aux quatre coins des États-Unis à la suite de la mort d’un Afro-Américain, étouffé sous le genou d’un policier.

La mise en accusation pour meurtre de l’agent n’a pas apaisé les tensions.

M. David estime que peu de choses ont été faites pour améliorer la cause du racisme, et ce même si le premier président afro-américain, Barack Obama, a dirigé le pays entre 2009 et 2017.

« Les gens espéraient que ça s’améliore [avec Obama comme président], mais la réalité c’est que les droits civiques n’ont pas évolué », croit le professeur en science politique de l’Université Concordia et spécialiste des États-Unis, Graham Dodds.

Barack Obama, a dirigé le pays entre 2009 et 2017.
Photo AFP
Barack Obama, a dirigé le pays entre 2009 et 2017.

Le spécialiste de la politique américaine Rafael Jacob estime que l’actuel président, Donald Trump, a jeté de l’huile sur le feu en déclarant lundi qu’il n’hésiterait pas à envoyer l’armée dans les rues pour rétablir l’ordre. 

« Quand je vois des citoyens armés devant leur maison pour se protéger, je me dis que je n’ai pas hâte que des émeutiers débarquent dans le quartier. Ça pourrait déraper encore plus », croit M. Jacob, qui est aussi chercheur à la chaire Raoul-Dandurand.

Il rappelle que le nombre d’armes en circulation aux États-Unis n’aide pas la situation, mais ne croit pas que le pays pourrait verser vers la guerre civile pour le moment.