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Un rebond boursier de plus de 35%

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Aussi irrationnel que cela puisse paraître en cette période de guerre contre la COVID-19, les indices boursiers nord-américains ont littéralement explosé depuis leurs creux du 23 mars dernier.

En l’espace d’à peine 10 semaines, le baromètre de la Bourse de Toronto, le S&P/TSX, a bondi de 36%, emboîtant le pas aux grands indices de Wall Street. Alors que le Dow Jones et le S&P 500 de la Bourse de New York ont grimpé de 39%, le NASDAQ, lui, les a surpassés avec un super gain de 43%.

L’enthousiasme de Wall Street s’est également répercuté sur tous les indices européens, lesquels ont gagné de 24 à 40%. Le Nikkei 225 du Japon a lui aussi très bien fait avec un gain de 34%, damant le pion aux indices chinois qui ont rapporté un «modeste» gain de 8%.

Voilà! Quelle bonne nouvelle pour tous les épargnants qui détiennent des actions, soit directement avec un portefeuille d’actions, ou indirectement par l’entremise de fonds communs de placement ou de fonds indiciels!

FACTEURS POSITIFS

À quoi peut-on attribuer ce rebondissement spectaculaire des indices boursiers?

Premièrement, le rebondissement survient à la suite d’une monumentale dégelée qui a fait fondre la Bourse de quelque 35% entre la mi-février et le 23 mars dernier.

Manifestement, après la désastreuse descente aux enfers des indices boursiers, les investisseurs ont bénéficié par la suite d’un effet «slingshot» qui a propulsé les indices vers le haut.

Ainsi, il arrive assez couramment qu’à la suite d’une vive chute boursière, une «correction technique» à la hausse survienne.

Mais, dans le cas présent, la reprise haussière semble relativement solide. 

Ce qui, deuxièmement, laisse présager que les investisseurs institutionnels arborent une confiance certaine dans les plans de réouverture des entreprises et de relance économique mis sur pied par les divers gouvernements après des mois de confinement à l’échelle planétaire.

Troisièmement, il ne faut jamais oublier que la Bourse est une sorte d’indicateur capable, dit-on, d’anticiper de six mois l’état de l’économie et son impact sur les résultats des entreprises.

La spectaculaire hausse des indices au cours des 10 dernières semaines laisse de toute évidence voir que les ravages de la COVID-19 sur l’économie mondiale tirent à leur fin.

Et par conséquent, l’ensemble des entreprises devraient graduellement retrouver leur rentabilité d’avant la terrible pandémie du coronavirus.

Et quatrième point positif: les investisseurs ont de toute évidence bon espoir qu’un vaccin efficace contre la COVID-19 sera mis au point d’ici la fin de l’année.

Par rapport au creux boursier du 23 mars dernier, tous les 11 secteurs de la Bourse canadienne ont réalisé des gains substantiels.

Les cinq secteurs qui se sont le plus démarqués sont: énergie (+80%), technologies (+57%); consommation discrétionnaire (+56%); matériaux (+44%); et services publics (38%). Les six autres secteurs affichent des gains allant de 22 à 32%. 

RATTRAPAGE NON TERMINÉ

La déconfiture boursière enregistrée en mars a été si violente que, malgré le rebondissement des 10 dernières semaines, les indices boursiers accusent encore des pertes par rapport à la fin de l’année 2019.

Le S&P 500 et le NASDAQ s’en tirent relativement bien avec un recul de 5,8% sur 2019.

Le baromètre de la Bourse canadienne, le S&P/TSX, et le vénérable Dow Jones des 30 grandes multinationales américaines accusent encore une baisse de 11% sur le niveau de clôture de l’an dernier.

La situation est pire sur les marchés européens. Pour retrouver le niveau de 2019, il leur reste des pertes à combler de 12 à 21%.

Comme vous pouvez voir, il y a loin de la coupe aux lèvres.

Indice Depuis le 23 mars Depuis la fin 2019
S&P / TSX + 36 % - 11 %
Dow Jones + 39 % - 11 %
S&P 500 + 39 % - 5,8 %
NASDAQ + 43 % - 5,8 %
FTSE 100 Londres + 24 % - 19 %
DAX Allemand + 40 % - 12 %
CAC 40 France + 29 %  - 21 %
Nikkei 225  + 34 % - 7,5%
Shanghai Composite+ 8 %- 6,5 %
Hang Seng + 8 % - 18 %