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Bonne fin de course

La dérape réussit son dernier tour de piste sur Club illico

La dérape
Photo courtoisie, Club illico Dans cette nouvelle saison de La dérape, Camille Felton poursuit son rêve de devenir pilote professionnelle.

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Malgré une chaussée parfois cahoteuse, La dérape amorce son dernier virage de bonne façon.

La troisième – et ultime – saison du drame familial de Club illico, qui atterrit en ligne ce jeudi, démarre d’une manière qui nous laisse croire qu’on franchira le fil d’arrivée après 10 nouveaux épisodes riches en rebondissements. Certaines intrigues fonctionnent mieux que d’autres, mais dans l’ensemble, on passe un agréable moment.

L’action du feuilleton sportif tourné à Québec reprend au début de l’été. Le secondaire est officiellement terminé, tout comme la relation entre Jeff (Sébastien Delorme) et Nathalie (Hélène Florent), les parents de Julia (Camille Felton). Cette dernière poursuit son rêve de devenir pilote professionnelle et décroche – entre deux quarts de travail au vignoble – une bourse de 5000 $ d’une femme d’affaires passionnée de course (Madeleine Péloquin). 

Fini le go-kart. L’héroïne accède aux véritables voitures.

On remarque rarement le manque de budget des séries québécoises par rapport aux séries américaines. Non seulement parce qu’on nous sert des intrigues tellement bien ficelées qu’elles nous font oublier nos maigrelettes enveloppes, mais parce qu’on crée des fictions qui évitent les scènes d’action à tout casser pour prioriser les conversations. 

Aucun producteur n’est assez fou pour proposer une série de genre (science-fiction, fantastique, époque) qui entrerait en concurrence directe avec Game of Thrones, The Walking Dead et d’autres productions étrangères dotées de budgets de plusieurs millions de dollars par épisode, alors que l’on compte les nôtres en quelques centaines de milliers de dollars, au maximum. Au jeu des comparaisons, on sortirait vraisemblablement perdant.

Pari risqué

En s’attaquant au milieu des courses automobiles, La dérape fait preuve d’audace.

Mais quand on regarde ses séquences d’action, on ne peut s’empêcher de penser qu’avec plus d’argent, la série atteindrait un autre niveau et pourrait enthousiasmer un jeune public friand des films du style Rapides et dangereux (Fast and Furious). On imagine des collisions spectaculaires, des gradins remplis de spectateurs, des ralentis à couper le souffle, etc.

La réalité nous rattrape durement.

Les réalisateurs Christian Laurence et Richard Lacombe font du mieux qu’ils peuvent pour rendre ces scènes de vitesse excitantes, mais force est d’admettre qu’au final, on reste sur notre faim.

Loin des pistes

Heureusement, l’action loin des pistes s’avère beaucoup plus nourrissante. Les magouilles en coulisses, les relations familiales compliquées, les rapprochements entre Matt (Maxime Gibeault) et Cathie (Romane Denis), la rancœur d’Émilie (Ludivine Reding)... C’est dans ces moments qu’on accroche le plus.

Cette troisième saison marque également l’arrivée de nouveaux personnages, comme Virgil Mueller, un entraîneur de pilotage bourru interprété par Michel Barrette, et Dan (Karl Walcott), un aspirant pilote légèrement douchebag déterminé à mener la vie dure à Julia.


La dérape est disponible sur Club illico.