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COVID-19: autre tuile pour l'hydroxychloroquine

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Une nouvelle étude suggère que l'hydroxychloroquine n'est pas efficace pour prévenir le coronavirus chez les personnes exposées au SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19.

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C'est la principale conclusion d’une autre recherche à être achevée. 

L’essai clinique a été mené au Canada par le Dr Todd Lee et par la Dre Emily McDonald à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM), en collaboration avec des partenaires des universités du Manitoba et de l'Alberta. Les résultats sont publiés dans le New England Journal of Medicine.

Lorsqu'elle est utilisée dans les quatre jours suivant l'exposition à une personne infectée, le résultat est décevant.

«Alors que nous avions l'espoir que ce médicament fonctionnerait dans ce contexte, notre étude démontre que l'hydroxychloroquine n'est pas meilleure que le placebo», a déclaré le Dr Lee, scientifique à l'IR-CUSM, professeur agrégé de médecine, division des maladies infectieuses à l'Université McGill et l'un des principaux auteurs de l'étude.

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec la Dre Emily McDonald sur QUB radio :

Méthodologie

Cet essai a été mené auprès de 821 adultes asymptomatiques ayant été exposés à une personne atteinte de la COVID-19, qui ont été recrutés à travers les États-Unis et dans les provinces canadiennes du Québec, du Manitoba et de l'Alberta. Parmi eux, 719 participants ont signalé une exposition à haut risque à un cas confirmé de COVID-19, soit à moins de deux mètres pendant plus de dix minutes, sans un des éléments de l'équipement de protection individuelle. 

Pour la plupart, il s'agissait de jeunes adultes en bonne santé vivant dans la collectivité (âge moyen de 40 ans).

Dans les quatre jours suivant l'exposition, les participants ont reçu un placebo ou de l'hydroxychloroquine, à prendre pendant cinq jours, en commençant par une dose plus forte le premier jour.

Dans l'ensemble, 107 des 821 participants ont développé la COVID-19 au cours des 14 jours de suivi.

Parmi les personnes ayant reçu de l'hydroxychloroquine, 49 ont développé la maladie, contre 58 dans le groupe ayant reçu le placebo. Aucun décès n'est survenu.

L'hydroxychloroquine appartient au groupe de médicaments appelés anti-inflammatoires et antipaludiques. Il s'utilise seul ou en association avec d'autres médicaments anti-arthritiques dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde.

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