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Des résultats encourageants pour le plasma convalescent

Le traitement a permis à des patients dont la vie était menacée de guérir

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Une nouvelle étude américaine démontre que la transfusion de plasma convalescent apporte certains bénéfices aux patients gravement atteints de la COVID-19.

L’Houston Methodist Hospital était le 28 mars dernier le premier centre médical du pays à injecter le plasma d’une personne qui a guéri de la COVID-19 à un autre patient, celui-là très mal en point.

Depuis, les médecins de cet hôpital du Texas ont donné du plasma convalescent à 25 patients dans le cadre de l’étude. Parmi eux, 19, soit 76 % d’entre eux, ont vu leur état s’améliorer à la suite du traitement et 11 ont finalement obtenu leur congé de l’hôpital.

Sécuritaire

Ces résultats parus il y a quelques jours dans l’American Journal of Pathology constituent la première publication scientifique évaluée par des pairs concernant cette thérapie aux États-Unis.

Les auteurs de l’article scientifique n’ont remarqué aucun effet secondaire attribuable à la transfusion de ce constituant sanguin. Il s’agit selon eux d’une avenue sécuritaire pour aider les patients très souffrants, même si les spécialistes conviennent qu’elle doit encore faire l’objet d’autres études.

Les patients de l’Houston Methodist Hospital étaient en effet traités dans un cadre urgent, parfois parce que leur vie en dépendait. Il n’y avait pas un deuxième groupe de patients recevant un placebo, comme c’est le cas lors des essais cliniques contrôlés.

Pas nouveau

Les médecins ont remarqué que les bénéfices liés au plasma convalescent étaient semblables à ceux observés lorsque l’on administre le remdesivir, cet antiviral expérimental.

Le plasma est un produit sanguin où se retrouvent les anticorps. Le traitement consiste donc à prélever le plasma de personnes guéries pour l’injecter à des personnes malades en espérant que cela leur procure une immunité passive.

Cette technique a été utilisée avec un succès relatif pour combattre plusieurs virus précédents, comme le virus Ebola en 2015, et ses origines remontent au début du 20e siècle.

Comme les anticorps ne sont pas produits par les patients eux-mêmes, la protection offerte n’est pas aussi forte que celle procurée par un vaccin et est généralement de courte durée. La quantité de plasma disponible est aussi limitée.

En l’absence de traitement éprouvé contre la COVID-19, les médecins du Texas pensent que cette thérapie a quand même des mérites.

Une précédente étude publiée par l’Académie américaine des sciences menée auprès de 10 patients avec du plasma convalescent pointait également vers une amélioration des symptômes.

Au Canada, une étude clinique nationale se poursuit au sujet de ce traitement. Héma-Québec continue d’ailleurs de solliciter les donneurs qui ont guéri de la COVID-19.

— Avec l’Agence QMI