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Frédéric Antoun sur la scène du «Met»

tenor Frederic Antoun
Photo d'archives Frédéric Antoun

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En novembre 2017, le ténor québécois Frédéric Antoun réalisait le rêve de plusieurs chanteurs lyriques en montant sur les planches du mythique Metropolitan Opera, à New York.

On pourra voir le ténor originaire de Montréal vendredi à 19 h 30 dans cette œuvre contemporaine intitulée The Exterminating Angel et présentée sur le site du Met et sur l’application Met Opera on Demand. Elle sera en ligne jusqu’à 18 h 30 le lendemain.

«J’ai adoré, en raison du professionnalisme des gens, mais également pour leur ouverture et leur spontanéité, chanter au Met. C’est à l’image de cette ville», a-t-il indiqué, lors d’un échange de courriels.

Il s’agissait d’une deuxième participation pour Frédéric Antoun dans un opéra du britannique Thomas Adès.

Il avait personnifié le personnage de Caliban dans l’opéra The Tempest présenté au Festival d’opéra de Québec à l’été 2012.

Le ténor installé à Paris s’était retrouvé dans la peau de l’explorateur Raul Yebenes lors de la première mondiale de cet opéra le 28 juillet 2016 à Salzbourg en Autriche. Il était aussi de la distribution de la production présentée au Royal Opera Hall à Covent Garden à Londres au printemps 2017. 

Un opéra éclaté

Inspiré du film de Luis Buñuel, The Exterminating Angel raconte une soirée où les invités se retrouvent incapables de quitter une réception. Enfermés et prisonniers d’une force invisible durant plusieurs jours, ils dévoilent leurs véritables caractères et personnalités.

Frédéric Antoun se retrouve dans la peau de l’explorateur Raul Yebenes.

«C’est un opéra complètement éclaté, brillantissime, mais qui était parfois éprouvant à répéter. Ce n’était pas évident pour le metteur en scène Tom Cairns de diriger une quinzaine de solistes en même temps et qui ont chacun un parcours différent dans l’œuvre», a-t-il fait remarquer. 

Le ténor se souvient que la technique entourant cet opéra était complexe.

«On avait eu quelques soucis avant la captation. Le plateau tournant, qui est notre espace de jeu, ne tournait plus. Le feu qui devait s’allumer ne fonctionnait pas alors que c'était le sujet de la scène. Tout le monde se croisait les doigts pour que ça fonctionne ce jour-là. On sentait beaucoup d'appréhension mais tout s'est bien passé», a-t-il raconté. 

L’oeuvre a même été humoristiquement rebaptisée The Excruciating Angel (L’ange atroce) en raison de la lenteur des répétitions et des exigences vocales et musicales.

«Je la referais cependant demain avec grand plaisir, surtout au Metropolitan Opera», a-t-il laissé tomber.