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Il y a 27 ans, McSorley était pénalisé pour son bâton illégal

Marty McSorley lors des séries de 1993.
Photo d'archives, Postmedia Network Marty McSorley lors des séries de 1993.

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Parmi tous les bons coups de l'entraîneur Jacques Demers, sa décision de contester le bâton de Marty McSorley, lors du deuxième match de la finale de la coupe Stanley entre le Canadien de Montréal et les Kings de Los Angeles il y a 27 ans, figure certainement en excellente position.

Le 3 juin 1993, au moment où les Kings menaient 2 à 1, Demers a en effet demandé aux arbitres de mesurer le bâton du joueur avec un peu moins de deux minutes à écouler en troisième période. C'est son capitaine Guy Carbonneau qui lui a mis la puce à l'oreille en s'interrogeant sur la légalité de l’outil.

Résultat: Éric Desjardins a inscrit le but égalisateur sur le jeu de puissance qui en a découlé, avant de toucher la cible au début de la prolongation pour réussir un tour du chapeau.

Cette victoire a permis à la troupe de Demers d’égaler la série avec un gain partout. Elle a ensuite remporté les trois duels suivants pour procurer une 24e coupe Stanley au Canadien.

«Était-ce une loi non écrite de laisser les adversaires jouer avec leur bâton? Peut-être. Mais quand t’arrives en finale de la coupe Stanley, les lois non écrites n’existent plus», avait plaidé «Carbo» dans une entrevue accordée à l’Agence QMI lors du 25e anniversaire de l’événement.

«Dans ce match-là, c’est bête à dire, mais c’est Marty McSorley qui a fait l’erreur d’utiliser un bâton illégal en fin de match, a estimé Carbonneau. Mais je comprends la frustration de Marty, ce n’était pas une punition appelée à outrance à l’époque.»