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Parcs aquatiques au bout du rouleau

Parcs aquatiques au bout du rouleau
Photo d'archives Jean-François Desgagnés

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Avec l’été qui est court et les préparatifs qui sont nombreux, le Regroupement des parcs aquatiques du Québec (RPAQ) réclame un calendrier de réouverture rapido presto.

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Dans l’industrie, on comprend mal que le gouvernement du Québec ait donné le feu vert à la réouverture des piscines extérieures et des jeux d’eau, alors que les parcs aquatiques nagent toujours en plein néant. 

« On a besoin de trois à quatre semaines de préparation. On va tout faire pour être prêt, mais, en même temps, on ne veut pas engendrer trop de dépenses sans savoir ce qu’on pourra opérer et de quelle façon. On doit avoir un calendrier », a affirmé Sandra Nadeau, directrice principale marketing, ventes et communications pour le Groupe Calypso Valcartier.

Creuser les pertes

Au-delà du 15 juillet, les opérations deviennent difficilement rentables, selon Mme Nadeau puisque cela aurait pour effet de creuser davantage les pertes occasionnées depuis le début de la crise de la COVID.

Le Village Vacances Valcartier a dû mettre un terme abruptement à la saison des glissades d’hiver.

Le RPAQ a déposé un plan de sécurité sanitaire aux autorités gouvernementales le 25 mai dernier.  

La situation n’est pas plus rose pour les zoos qui sont face aussi à l’incertitude, mais qui doivent supporter des coûts importants pour nourrir les animaux. Au Parc Safari, qui accueille 300 000 visiteurs par année, on s’impatiente. Le zoo de Granby est aussi fermé.

« Il y a une réalité financière : un zoo doit recevoir des visiteurs pour survivre, parce que nos animaux, qu’il y ait une pandémie ou pas, ils mangent et continuent de vivre leur vie », a fait savoir Joanie Lamoureux, directrice de l’éducation et de l’animation au Parc Safari.

Pour le propriétaire, Jean-Pierre Ranger, il serait tout à fait possible de rouvrir le site puisque le circuit se fait en voiture et qu’exceptionnellement, cette année, on demanderait aux visiteurs de garder les fenêtres fermées. 

50 000 $ de pertes par jour

« En 18 jours, on a perdu 900 000 $ de revenus. Ce sont des réserves que l’on utilise quand le parc n’est pas ouvert l’hiver. L’année prochaine, il va nous en manquer un bout », a ajouté M. Ranger.  

Le zoo de Saint-Félicien se prépare quant à lui à une réouverture le 20 juin grâce à son statut d’institution muséale à vocation scientifique. 

« Ne pas ouvrir, ce n’était pas une option. On sait qu’on va avoir une année déficitaire, on ne va pas avoir d’Européens cet été, ce qui représente quand même 30 % de notre achalandage », a déclaré Lauraine Gagnon, directrice générale du zoo.

—Avec Clara Loiseau

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