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L’Office du tourisme de Québec réclame des mesures d’aide et un «calendrier clair» au plus vite

L’Office du tourisme de Québec réclame des mesures d’aide et un «calendrier clair» au plus vite
PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

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L’Office du tourisme de Québec et les associations touristiques de toutes les autres régions pressent à leur tour le gouvernement Legault d’annoncer des mesures d’aide et un «calendrier clair» de déconfinement, une «question de survie».

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La grogne se fait de plus en plus sentir dans le secteur du tourisme et les voix s’élèvent de plus en plus pour faire pression sur le gouvernement du Québec.

Après l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et de nombreux entrepreneurs qui craignent de tout perdre, voilà que l’Office du tourisme de la région de la capitale manifeste à son tour son impatience au nom de ses 897 membres». Les associations touristiques de toutes les autres régions du Québec et les associations sectorielles ont fait une sortie médiatique semblable, ce mercredi, et se sont concertées pour sonner l’alarme.

À Québec, les retombées touristiques sont évaluées à 1,6 milliard de dollars par an. Plus de 40 000 emplois et 2600 entreprises dépendent de cette industrie.

L’OTQ interpelle directement la vice-première ministre Geneviève Guilbault, responsable de la Capitale-Nationale, la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest et la ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx, pour les «inciter à encourager le premier ministre à préserver un pan complet de notre économie régionale, grandement menacé».

Un «urgent» besoin de soutien

«L’industrie touristique a un urgent besoin de mesures financières pour, entre autres, la couverture des frais fixes, pouvant être modulés selon divers paramètres de retour à la rentabilité», peut-on lire dans un communiqué diffusé mercredi matin. L’Alliance de l’industrie touristique réclame également des mesures de soutien spécifiques, en plus des programmes existants.

L’OTQ en a visiblement marre d’attendre le dévoilement des prochaines phases de déconfinement et les détails du plan de soutien financier de l’industrie. «On est encore en crise sanitaire, on est conscients de tout ça, mais il faut sauver notre été touristique et le temps presse. Il y a eu plusieurs déblocages par rapport aux règles sanitaires dans plusieurs secteurs, mais le tourisme est encore laissé pour compte», déplore son directeur, Benoît Pigeon, en entrevue.

«Ce qu’on souhaite, c’est d’avoir un calendrier clair qui va nous permettre de nous préparer, de réembaucher du personnel, d’offrir une formation, d’investir dans des infrastructures à l’interne pour assurer la sécurité du personnel et des voyageurs, donc on a besoin d’un calendrier, c’est primordial, c’est à notre tour, c’est l’été, on a besoin d’avoir plus de détails maintenant», insiste M. Pigeon.

Milliers d’emplois en jeu

«Il y a de nombreux emplois qui sont en jeu présentement, notamment dans le domaine hôtelier», renchérit Marjolaine de Sa, directrice de l’Association hôtelière de la région de Québec.

«À la fin du mois de mars, juste pour le secteur de l’hôtellerie, 97% des 6500 employés à temps plein se retrouvaient pris en charge par les programmes d’aide financière du gouvernement. Nous devons agir rapidement afin d’éviter qu’un nombre considérable d’hôtels ne ferment leurs portes définitivement.»

Le Journal révélait récemment les conclusions d’une étude réalisée par Raymond Chabot Grant Thornton/Horwath qui prédisait la possible perte de 93 000 emplois dans les secteurs de l’hôtellerie et des attraits touristiques

Le président de Tourisme Bas-Saint-Laurent, Hugues Massey, dit aussi attendre avec «impatience» les prochaines étapes, rappelant que les mesures à venir et le plan de relance sont «cruciaux afin que les entreprises touristiques puissent faire des choix et maintenir des emplois».