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De zone chaude à froide: un syndicat de Québec demande un meilleur contrôle

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Une zone chaude à Montréal est-elle différente d’une zone chaude à Québec? C’est la question que pose un syndicat de la Capitale-Nationale qui réclame que les mêmes règles de sécurité soient appliquées partout dans la lutte au coronavirus.

Des travailleurs de toutes les régions ont été appelés en renfort dans des résidences pour personnes âgées et des zones rouges de Montréal et de la Montérégie.

Les règles de la santé publique pour protéger de la COVID-19 imposent que ces personnes subissent des tests, selon un protocole précis, lors de leur retour dans leur région d’origine. Mais ces règles ne s’appliquent pas lorsque des travailleurs passent d’une zone chaude à une zone froide dans leur propre région.

«On demande à nos membres d’aller dépanner, de quitter leur tâche habituelle, d’aller à l’Hôpital général de Québec, où il y a 113 salariés sur le carreau. C’est une zone chaude. Sauf que le lundi matin, ils retournent dans leur zone froide, dans les domiciles. Mais quand on fait ça et qu’en plus on refuse de tester les travailleurs, là j’ai un problème», dénonce Nicole Cliche, présidente du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS).

Ce syndicat de la Capitale-Nationale compte 5200 membres parmi une soixantaine de corps d’emploi.

Appel à l’aide

Plusieurs de ses membres, notamment des éducateurs, des physiothérapeutes, des ergothérapeutes et des thérapeutes en réadaptation, ont été appelés en renfort dans le système de santé, notamment «pour permettre aux préposés aux bénéficiaires d’avoir des vacances», avance Mme Cliche.

«L’employeur lance des appels à tous, il faut y aller en fin de semaine parce qu’on est en découverture. Nos gens y vont. Ils veulent que les personnes âgées mangent et soient changées. Mais j’interpelle l’employeur depuis une semaine. On me répond que c’est la santé publique qui détermine que ceux qui reviennent de Montréal sont testés. À Québec, on dit seulement: "Lavez-vous et changez de vêtements."»

«Une zone chaude, selon moi, peu importe le territoire, reste une zone chaude. Est-ce que le virus de Montréal est différent de celui de Québec?», questionne Mme Cliche.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale, sur une page web à l’intention de son personnel, mentionne que «si un mouvement d'une zone chaude vers une zone froide est absolument nécessaire [...] la personne doit s’assurer de changer de vêtements, prendre une douche avant son prochain quart de travail et surveiller attentivement s’il y a apparition de signes et symptômes pendant 14 jours. Durant ces 14 jours, le port du masque est nécessaire. Dans ces situations, il n’y a pas de prélèvement ni de période d’isolement nécessaire.»

Déconfinement

Le SPTSSS réclame des masques N95 et des tests quotidiens pendant une semaine pour les employés d’une résidence où survient une éclosion.

Il demande aussi des tests quotidiens durant une semaine pour les employés passant d’une zone chaude à une zone froide.

«Les arrêtés ministériels donnent la possibilité à l’employeur de suspendre les clauses de convention collective dans un objectif d’offrir les services que la population est en droit d’obtenir. On peut s’entendre sur les relations de travail pour minimiser les impacts. Mais pas quand ça touche la santé publique», estime Nicole Cliche.

Cette dernière craint que des lacunes dans les mesures de protection puissent avoir un impact négatif sur le processus actuellement en cours au Québec.

«Nous sommes dans un mode de déconfinement. On veut rester en déconfinement. Cet été, je veux aller camper et j’aimerais qu’on puisse ouvrir les terrasses.»

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