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Recherche: 1,2 M$ pour lutter contre l’alzheimer

Les travaux du neuro-immunologue de l’Université Laval, Serge Rivest, financés par un fonds de capital privé

Le Dr Serge Rivest, photographié hier à Québec, espère que les 1,2 M$ d’AmorChem lui permettront de développer le médicament contre l’alzheimer. « Mon but dans la vie, c’est d’avoir un médicament quand je terminerai ma carrière. »
Photo Jean-François Desgagnés Le Dr Serge Rivest, photographié hier à Québec, espère que les 1,2 M$ d’AmorChem lui permettront de développer le médicament contre l’alzheimer. « Mon but dans la vie, c’est d’avoir un médicament quand je terminerai ma carrière. »

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Un chercheur de l’Université Laval qui planche sur un médicament contre l’alzheimer pourra compter sur l’appui d’un fonds de capital de risque québécois qui investira 1,2 million $ dans ses travaux.

AmorChem financera les travaux de trois chercheurs québécois des universités Laval et McGill pour un total de 3,6 M$. À Québec, ce sont les travaux du chercheur Serge Rivest, spécialisé en neuro-immunologie, qui ont séduit le fonds de capital de risque en science de la vie. À terme, le partenariat pourrait mener à la commercialisation d’un médicament contre l’alzheimer.

«Je travaille en immunothérapie pour l’alzheimer depuis 20 ans et nous avons identifié des molécules très prometteuses qui permettraient de prévenir l’apparition des symptômes chez les gens à risque», explique le Dr Rivest.

Médicament d’ici trois ans ?

L’investissement de 1,2 M$ fait par AmorChem permettra au chercheur d’accélérer ses travaux. 

«Nous avons développé un modèle qui permet d’incuber les technologies en les finançant directement à l’université et où on y valide les résultats rapidement», explique la cofondatrice d’AmorChem, Élisabeth Douville. 

Concrètement, pour le Dr Rivest et son équipe, un tel partenariat veut dire qu’ils seront fixés pour l’avenir d’ici 18 mois. 

«On a maintenant les moyens de savoir si on a quelque chose qui fonctionne extrêmement bien, comme on le croit, au bout de 18 mois. Et ensuite, le but est de développer le produit fini et de le commercialiser en fondant une entreprise. Ça peut aller assez vite, dans un horizon de deux ou trois ans à partir de là», explique le chercheur, précisant que lui et son équipe seraient alors « les premiers au monde » à réaliser un tel tour de force.

Continuer malgré la COVID-19

AmorChem trouvait important de réaliser ces investissements malgré la crise mondiale de la COVID-19 et les retards qu’elle entraîne dans la recherche. 

«Certains ont pu mettre les freins pour protéger leurs investissements, mais la COVID-19 a mis en lumière le fait que malgré tout ce qui se passe, les gens continuent à être malades et la recherche est primordiale. C’est ce qui nous a convaincus d’aller de l’avant», explique Mme Douville, qui voit l’investissement comme une façon de participer à la relance de l’économie.

«La pandémie a fait prendre beaucoup de retard en fermant les labos, donc c’est doublement important de redoubler d’efforts pour aider les gens qui souffrent de maladies comme l’alzheimer», fait remarquer le Dr Rivest, qui en a fait le combat de sa vie.

Deux projets à McGill

Les deux autres projets financés par AmorChem sont menés par des chercheurs de l’Université McGill. Les travaux se concentrent sur un nouveau traitement pour un cancer ovarien ainsi que le développement de nouveaux anti-inflammatoires. Les deux projets recevront eux aussi 1,2 M$ du fonds de capital pour avancer leurs travaux.