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Un minimum de 50 ans de détention réclamé par la Couronne

La Couronne ne veut pas que l’aîné soit mort en vain

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Si Ugo Fredette n’écope pas d’un minimum de 50 ans de détention, c’est comme si le tribunal disait que la vie d’un aîné, tué dans le seul but de lui voler sa voiture, ne valait rien, a martelé jeudi la Couronne.

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« Avec respect à votre égard, on ne peut pas laisser passer ça. Il ne faut pas envoyer le message que quelqu’un qui fuit un meurtre peut faire ce qu’il veut, tuer n’importe qui, et il n’aura pas une heure de plus », a insisté Me Steve Baribeau.

Dans sa plaidoirie finale, le procureur de la Couronne a soutenu que le dossier d’Ugo Fredette était un cas d’exception.

« Si ce dossier-là ne mérite pas un cumul de peine, je ne sais pas quel dossier en mérite », a-t-il résumé à la juge Myriam Lachance, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Ugo Fredette a été reconnu coupable en octobre des meurtres prémédités de sa conjointe, Véronique Barbe, et d’Yvon Lacasse, un aîné dont il a volé la voiture. 

Les deux homicides ont été commis en moins d’une heure le 14 septembre 2017. 

Ces verdicts ont automatiquement entraîné une condamnation à la prison à vie, sans libération avant 25 ans. 

Or, puisqu’il s’agit de deux séquences d’événements, impliquant des victimes qui ne se connaissaient pas, la Couronne réclame que cette peine minimale soit doublée à 50 ans. 

Le procureur a répété qu’il était « épouvantable » que les deux meurtres aient été commis dans un contexte de domination, d’abord envers sa conjointe, puis envers un aîné vulnérable. 

Sous les yeux d’un enfant

De plus, le tueur a assassiné deux personnes sous les yeux d’un enfant de 6 ans, qu’il a entraîné avec lui dans sa cavale. 

La cerise sur le gâteau, selon la Couronne, c’est que Fredette ne conçoit toujours pas que le garçon ait été traumatisé par les scènes auxquelles il a assisté. 

Comme si avoir exposé un bambin à « des atrocités » n’était pas suffisant, le meurtrier a mentionné aux autorités carcérales qu’il regrettait de ne pas avoir fait témoigner celui-ci au procès, a poursuivi Me Baribeau. « Ça parle tellement [...] de la dangerosité de ce monsieur-là », dit-il. 


La défense plaidera vendredi.